
Générique de fin du cartoon Looney Tunes, par la Warner Bros
Pourquoi l’animation fascine-t-elle ? Sans doute par son côté magique et improbable, qui lui permet de donner vie à tout ce qui est inanimé : des dessins, des marionnettes, du sable, de la pâte à modeler…
Comparable à une forme d’illusionnisme, l’animation n’est pourtant qu’une succession de dessins qui génère un mouvement. La cadence de projection du cinéma étant de 24 images par seconde, il faudrait, pour reconstituer une seconde de mouvement, 24 dessins.
Suivant cette logique, le nombre de dessins qu’il faudrait pour faire un moyen métrage ou même un épisode de 13 minutes en dessin animé serait alors considérable. Pourtant, à force de pratique, il a été remarqué que seuls les mouvements rapides nécessitent beaucoup d’information (donc énormément de dessins) afin que l’œil et le cerveau reconstituent une continuité souple dans le mouvement. De ce fait, l’utilisation du double dessin (même dessin exposé deux fois à la suite) permet de réduire le nombre de dessins par deux mais aussi de garder une certaine fluidité dans le mouvement.


