La modification et le contrôle des souvenirs a été durant plusieurs années un fantasme réservé à l’univers de la science-fiction (notamment à travers l’univers de films comme "Eternal sunshine of the spotless mind", les deux adaptations "Total Recall" et bien d’autres encore) or aujourd’hui, ce rêve semble être à portée de main.
Le film «Total Recall : mémoires programmées », sorti le 15 août dernier sur nos écrans, est une adaptation de la nouvelle « Souvenirs à vendre » (« We can remember it for you wholesale ») de Philip K. Dick. Deuxième adaptation de cet ouvrage, ce film suscite l’intérêt des fans de science-fiction à travers le monde en reprenant notamment le thème de la mémoire modifiable artificiellement, élément clef du synopsis.
« Total Recall : mémoires programmées » et plus généralement l’univers du cinéma et de la littérature SF revisitent cette idée de plus en plus crédible que nos souvenirs et nos expériences puissent un jour être transférés, modifiés ou encore supprimés sur demande comme de simples fichiers informatiques dont regorgent nos clefs USB. Après tout, qui n’a jamais rêvé voir le fruit de son imagination, ses rêves les plus fous réalisés ? Pour autant, pourquoi ne pas s’assurer qu’ils deviennent de vrais souvenirs, gravés dans notre mémoire ? C’est ce que propose la société Rekall : “Dites-nous vos rêves, nous les réalisons”.
La réalité finit cependant par rejoindre la fiction à travers une étude récente, réalisée par le Professeur Ben W. Strowbridge et le Docteur Robert A. Hyde, tous deux spécialistes en neurosciences à la Case Western Reserve University School of Medicine (Cleveland, Ohio). Lire la suite

