L’intelligence artificielle : vers un futur révolutionnaire ?

© Roberto Rizzato

Il y a de cela quelques centaines de milliers d’années, bien avant que l’électricité ou encore l’automobile ne soit inventé, l’homme se contentait de peu pour vivre. Aujourd’hui dans les pays dit développés, si nous avons soif par exemple, nous n’avons plus à parcourir des kilomètres pour récupérer de l’eau, il nous suffit tout simplement de faire quelques pas, de tendre un verre puis de tourner un robinet. Le progrès, l’innovation pour ainsi dire, joue bien un rôle prépondérant dans l’évolution de notre société parce qu’avant tout elle nous facilite la vie.

En nous intéressant aux nouvelles technologies, à l’exemple du téléphone portable plus connu sous le nom de Smartphone, il est amusant de constater qu’en relativement peu de temps, nous avons très vite adopté cet objet dans notre quotidien de tel sorte qu’il fait désormais partie intégrante de notre mode vie, au point que nous en soyons véritablement dépendant. Cependant, les outils intelligents issus des nouvelles technologies mettent en évidence le rôle de l’intelligence artificielle (abrégé en I.A.) dans cette course à l’innovation.

Mais avant d’aller plus loin dans notre étude, tachons de définir ce qu’est concrètement « l’Intelligence Artificielle » dont nous parlons ici. L’intelligence artificielle, terminologie apparue en 1956, est la science dont le but est de faire faire par une machine des tâches que l’homme accomplit en utilisant son intelligence.  J.L. Laurière décrit l’I.A. comme l’étude des activités intellectuelles de l’homme pour lesquelles aucune méthode n’est a priori connue.
Si l’Informatique est la science du traitement de l’Information, l’I.A. s’intéresse quand à elle, à tous les cas où ce traitement ne peut être ramené à une méthode simple, précise, algorithmique. Un algorithme étant une suite d’opérations ordonnées, bien définies, exécutables sur un ordinateur actuel, et qui permet d’arriver à la solution en un temps raisonnable.

Notons que l’intelligence artificielle est déjà omniprésente dans notre société. En effet l’I.A. est utilisé dans plusieurs milieux, tel que :

  • Bancaire avec des systèmes experts d’évaluation de risque lié à l’octroi d’un crédit (appelé credit-scoring) ;
  • Militaire avec les systèmes autonomes tels que les drones, les systèmes de commandement et l’aide à la décision ;
  • Jeux vidéo notamment dans la conception de joueurs artificiels pour les MMORPG, les jeux de simulations et bien sur les jeux d’échecs ;
  • Médecine avec les systèmes experts d’aide au diagnostic.

Il existe d’autres domaines comme l’éducation ou encore la logistique. Cela dit, nos ordinateurs, nos GPS, nos Smartphones, tous ces appareils modernes qui font maintenant partie de nous, voire de notre identité, sont eux aussi plus ou moins reliés à cette intelligence artificielle.

Toutefois, une distinction est à faire entre intelligence artificielle et automate. En effet, si l’I.A. fait écho au concept de machine intelligente quasi  autonome, pensant presque par elle même, l’automate lui, serait plutôt un structure physique ou informationnelle qui fonctionne d’après des règles strictes, heuristiques ou probabilistes, sans l’intervention consciente de l’être humain.

Historiquement, les automates sont des appareils mécaniques imitant des êtres humains ou des animaux et mimant des scènes animées. Dans l’industrie par exemple, les automates sont des appareils programmables effectuant certaines tâches.

Le canard de Jacques de Vaucanson, fabriqué en 1738, avec la mécanique qui le faisait fonctionner. Il boit, il mange, il défèque et il bat des ailes selon des mouvements que l'on peut programmer. © Domaine public

Alors qu’en serait-il si finalement, tous ces objets intelligents dont nous ne pouvons nous passer étaient regroupés en un seul, dans une entité proche d’un avatar ayant ou pas l’apparence humaine ? Ne serait-ce pas merveilleux ? La réponse est évidente, oui.

Certains scientifiques et chercheurs japonais se sont déjà penchés sur le sujet et ont créé des automates extrêmement bluffant. Aussi, durant les 25 premières minutes de la vidéo qui suit, nous verrons que pour les japonais, la question de l’intelligence artificielle va de paire avec le futur qu’il envisage. Un futur où être humain et robot vivraient ensemble.

Il est vrai que ce monde robotique dépeint par l’idéalisme japonais ne semble présenter que des avantages pour l’homme. Et avouons-le, un monde tel que celui-là, où les robots n’auraient d’autres finalités que de servir l’homme, serait à n’en pas douter un monde bien agréable. Pour Raymond C. Kurzweil, un informaticien Américain auteur de plusieurs ouvrages sur l’intelligence artificielle, les robots et les êtres humains sont destinés à vivre ensemble car notre société, selon lui, est devenue beaucoup trop dépendante aux nouvelles technologies. Aucun retour en arrière n’est envisageable. C’est ce qu’il nous explique dans l’extrait qui suit : voir l’extrait.

D’ailleurs trois principes fondamentaux, inventés par Isaac Asimov pour ses ouvrages de sciences fictions entre autre, régissent aujourd’hui la conduite d’un robot. Ces trois lois de la robotique qui n’ont d’autres buts que d’assurer la sécurité de l’espèce humaine face à un éventuel soulèvement sont :

  1.  Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
  2. Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
  3. Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.

Mais bien que nous ne soyons qu’à l’aube d’un futur si irrésistible, si étonnant et si génial, certaines questions restes néanmoins en suspens. Parce-ce que si le robot du futur est proche de la perfection, disons plutôt est perfection de l’intelligence, ne deviendrait-il pas une menace pour nous, être humain qui sommes bien loin de cette perfection, ne serait-ce qu’intellectuellement ?

Une description relativement intéressante concernant un possible avenir de l’intelligence artificielle a été faite par le professeur Irving John Good,  statisticien britannique :

« Supposons qu’existe une machine surpassant en intelligence tout ce dont est capable un homme, aussi brillant soit-il. La conception de telles machines faisant partie des activités intellectuelles, cette machine pourrait à son tour créer des machines meilleures qu’elle-même; cela aurait sans nul doute pour effet une réaction en chaîne de développement de l’intelligence, pendant que l’intelligence humaine resterait presque sur place. Il en résulte que la machine ultra intelligente sera la dernière invention que l’homme aura besoin de faire, à condition que ladite machine soit assez docile pour constamment lui obéir. »

En d’autre terme, la vision d’un éventuel soulèvement des robots contre leurs créateurs, les êtres humains, n’a rien d’utopique, il s’agit d’une crainte légitime, et ce malgré la protection des trois lois de la robotique. C’est dans cet optique que plusieurs scénarios catastrophes de science fiction, prédisant pour la plupart l’extermination humaine provoqué par la menace robot, ont non seulement pris forme sur grand écrans, mais ont aussi marqué les esprits. Ci-dessous, 6 extrais de films traitant la question du soulèvement des robots contre l’humanité, ou tout simplement de la peur et des fantasmes que cette technologie inspire aux hommes :

Bien que les avancés technologiques japonaise en matière de robotique offrent déjà des perspectives fascinantes, les recherches sur l’I.A. ne représenteront un véritable intérêt que dans plusieurs années, voire plusieurs dizaines ou vingtaines d’années, et nous ne seront peut-être plus là pour voir tout cela.

Les possibilités qu’offres l’avenir en terme de technologies apparaissent comme exceptionnelles. Et l’évolution de L’I.A. vers des prototypes approchant les robots fantasmés exhibés au cinéma est d’ores et déjà inévitable.

Aujourd’hui plus qu’avant notre société ne peut se passer de toutes les innovations intelligentes. Téléphone portable, internet, ordinateur, font désormais partie de notre civilisation, et même de notre humanité. Ces outils intelligents vont jusqu’à nous caractériser, nous donnant une identité et un statut social. Mais s’ils nous facilite la vie ils suscitent néanmoins des interrogations. A l’exemple des scénarios catastrophes qui ont été présenté précédemment, que se passerait-il si les robots créés par l’homme devenaient trop intelligents, que se passerait-il s’ils prenaient réellement conscience d’eux même et de leurs conditions ? Parce qu’en réalité, il nous faut bien l’admettre, le robot n’est autre qu’un esclave moderne et futuriste, programmé et conditionné par l’être humain pour satisfaire l’être humain, ce qui amène également au problème de l’étique.

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Une réflexion au sujet de « L’intelligence artificielle : vers un futur révolutionnaire ? »

  1. Dans l’hypothèse où nous réussirions à insuffler une intelligence autonome au corps sans vie d’un robot et qu’il viendrait à avoir une conscience, craindre un soulèvement de sa part paraît légitime… ou pas.
    Si l’on prend pour acquis le fait qu’un robot à l’intelligence artificielle a été programmé selon le principe des trois lois de la robotique, un soulèvement contre l’humanité ne devient possible que dans le cas où une personne mal intentionnée reprogrammerait le robot.
    L’idée de se soulever contre les humains ne viendrait pas du robot lui-même, son programme l’en empêchant. Si l’on compare le programme du robot à notre Inconscient, l’aberration devient plus flagrante : comment se battre pour une idée que l’on ignore avoir eue?
    Cependant, envisager qu’un robot muni d’une I.A. puisse développer des sentiments est assez séduisante.
    Outre la colère et la rancœur que l’on retrouve dans les films de science-fiction cités dans cet article, on retrouve une approche plus poétique dans le film Real Steel, où un robot qui imite les mouvements humains finit par éprouver des sentiments.
    C’est assez ironique car au final l’on veut bien que des robots puissent avoir des sentiments… mais pas tous. Qu’ils puissent penser, réfléchir, mais pas à notre encontre. Au final, cette création comme toutes les autres est vouée à nous rendre service, nous assister. Il semblerait qu’il n’y ait pas de place pour une quelconque humanité là-dedans, même artificielle.

    Fanny JULLIEN.

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