Le Fake, phénomène culturel

Derrière le doux nom d’hoax ou encore fake se cachent des informations fausses volontairement et massivement diffusées. Des histoires à première vue abracadabrantesques pullulent sur le net, suivant la règle du « plus c’est énorme, plus on y croit ».

 « De l’invasion des Martiens en direct à la radio à la partition de la Belgique sur la RTBF, en passant par les extra-terrestres de Roswell ou les fausses preuves sur les armes de destruction massive en Irak, l’histoire est truffée de canulars en tout genre qui ont dupé (et parfois dupent encore) des générations d’incrédules ».  (ref. http://fluctuat.premiere.fr/Societe/News/Une-histoire-de-fakes)

Malgré leur aspect souvent rocambolesque, les canulars s’assurent d’écourter nos doutes en citant pour références des scientifiques de renom.  Après tout, le calamar géant décrit par Jules Verne dans « Vingt mille lieues sous les mers » existe bel et bien, alors pourquoi pas les autres ?

S’il se base sur le même principe que le canular « populaire », le canular d’état a des conséquences nettement plus graves, surtout si celui-ci sert de couverture face à un problème sanitaire. L’exemple le plus frappant reste celui de l’accident de la centrale de Tchernobyl le 26 avril 1986. La désinformation qu’a connue l’Europe après cet accident sans précédent tient du canular. Le nuage radioactif causé par la catastrophe menace le continent, seulement les médias incitent au calme, assurant que le nuage stoppera net à la frontière franco-allemande (selon la version officielle relayée par les JT nationaux). En réalité le nuage atteindra la France trois jours seulement après l’incident, avec les conséquences radioactives que l’on connait aujourd’hui.

Un autre type de canular commence à prendre de l’ampleur sur les réseaux sociaux : les « Celebrity death hoax ». Le plus célèbre date néanmoins du 9 novembre 1966, quand une légende urbaine affirmait que Paul Mc Cartney était mort des suites d’un accident et avait été remplacé par un sosie. Cette rumeur s’est emballée quand les fans ont entrepris d’analyser la photographie qui servira de jaquette au dernier album des Beatles. A l’arrière-plan, une voiture est immatriculée LMW 28 IF (interprété par les fans : « Living McCartney Would be 28 If… », soit, « Vivant Paul McCartney aurait 28 ans si…)… voir la suite de l’interprétation sur le lien suivant :http://www.lexpress.fr/culture/musique/le-fantome-d-abbey-road_779562.html

Ce type de canulars ne date pas d’hier, mais avec l’apparition d’Internet ce phénomène n’a fait qu’accroître et se répand désormais comme une traînée de poudre. Et ce, notamment à travers les mails qui se diffusent sous forme de chaînes interminables que les utilisateurs entretiennent plus ou moins malgré eux.

"20 minutes" - 8 mars 2012

Récemment, le quotidien « 20 minutes » a opté pour le hoax pour sa Une en date du 8 mars 2012. Là où les autres quotidiens en ont fait une page spéciale « Journée de la Femme », le « 20 minutes » a choisi de promouvoir la sortie d’un jeu vidéo très attendu en présentant son contexte de façon réaliste. En gros titre apparaît donc « L’humanité est menacée – Depuis quelques heures la Terre est prise d’assaut! », titre qui reprend le contexte du jeu vidéo promu.

Désormais il existe plusieurs sites qui recensent les différents hoaxes diffusés sur le net : http://www.hoaxbuster.com/ ainsi que http://www.museumofhoaxes.com/

Avec l’avènement du net, le hoax a pris un nouveau départ, au point de devenir un véritable phénomène culturel. Désormais les fake se propagent à la vitesse de la lumière et sont bien souvent véhiculés par les médias traditionnels, sans vérification au préalable. Paradoxe notable d’une époque où les gens sont pourtant de moins en moins crédules face à l’information.

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Une réflexion au sujet de « Le Fake, phénomène culturel »

  1. On peut en effet dire que les hoaxs ou fakes font partis, d’une certaine manière, de la « culture » du web. Internet est un « lieu » vivant ou chacun peut s’exprimer, informer et partager, mais c’est aussi un « lieu » ou l’on peut mentir, duper et tromper, que ce soit dans une simple intention de faire une blague ou de relayer une fausse information pour nuire. Il existe maintenant de plus en plus de sites relayant de fausses nouvelles, pour n’en citer qu’un : legorafi.fr ( en référence au journal « Le Figaro »).
    Ce site diffuse de fausses nouvelles, à but humoristique, qui pourraient en tromper plus d’un. On peut se demander si il y a un risque à diffuser de fausses nouvelles même pour faire de l’humour, la réponse est évidemment oui, il peut arriver que des journalistes non renseignés relayent l’information sans vérifier les sources, ce qui peut donner des situations embarrassantes. ( voir : https://twitter.com/PetulaMoore/status/377477822500978688/photo/1 )

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