Tout le monde est « Graphiste »

Ce mémoire posté sur ISSUU.com questionne le monde du graphisme avec les notions qui l’entourent. Il présente en un premier temps les différents statuts du graphisme: graphisme d’auteur, graphisme de semi-auteur, graphisme d’exécutant et le graphisme d’amateur. Voici les différentes définitions qu’il leur attribut:

Les graphistes auteurs sont ceux dont le travail reste le plus connu et le moins vu car ils appartiennent à une sphère plus prestigieuse composé de grandes marques ou d’institutions culturelles qui rendent leurs évènements et le travail du graphiste très restreint.

 Les graphistes semi auteurs et exécutant sont ceux dont le travail est le plus visible mais dont la différence entre l’un et l’autre est quasi nul. Ils répondent à des demandes avec des conditions. Ils représentent la boite de communication, contrairement aux graphistes auteurs qui sont engagé pour leurs personnalités.

Les graphistes amateurs, ceux qui pour de multiples raisons s’improvisent graphistes et répondent aux demandes du bouches à oreille.

Ce mémoire questionne en quelques chapitres la différence entre graphisme d’auteur et le graphisme d’amateurs ainsi que les notions de règles de graphisme et d’identité graphique. La différence entre du bon graphisme et du mauvais ne peux pas résider dans les goûts car cela dépend de notre sphère sociale et des habitudes de communication qui les contiennent. Le graphisme est un langage à part entière, selon notre sphère sociale, on s’accoutume à un vocabulaire graphique. Le graphisme de semi-auteur et d’exécutant répond à la demande du client selon son vocabulaire et donc à sa sphère sociale pour atteindre ceux qui sont visé par l’information.

Les logiciels sont devenus accessibles et proposent des gabarits, des outils pour accéder au monde du graphisme même en tant qu’amateur.

Dans un chapitre nommé  « les frontières du graphisme » nous voyageons à travers un composé de citations (de critiques, de graphistes ou encore de philosophes) qui tente de trouver une définition adéquate à l’idée que l’on se fait du graphisme et à partir d’où on peut appeler une création, du graphisme. De même, des affiches populaires de cours de yoga, match féminin régionales ou autre illustrent ces propos.

Voici quelques idées qui s’en émergent ;

  •  La notion d’utilisation de l’humour en tant que bon ou mauvaise utilisation du graphisme. est-ce que l’humour fait vendre? est-ce que le sérieux donne confiance?
  • La valeur du propos de bon ou mauvais graphisme est reliée à la subjectivité de chacun et la frontière entre ces deux extrémités reste diffuse. En effet, même si nous sommes inondés de graphisme, la télévision, les journaux, les publicités, restent des références populaires dont la qualité n’est que trop souvent bafoué par un manque intellectuel. C’est l’esthétique par défaut, celle qui passe partout, c’est la solution rapide.
  • Le problème principale de cette définition se rejoint en un point, le business. Il y a moins d’écart entre le professionnel et l’amateur et donc moins entre le créateur et l’utilisateur. Mais tout comme la mode qui frappe sur tous les fronts, qui se propage de secteur en secteur poursuivie par ce qui est déjà la nouvelle mode, la société choisie à notre place ce que l’on aimera et ce que nous aimerons, on nous formate à aimer pour acheter.
  • Haute culture et sous culture ? Le débat n’a pas de réponse définitive, chacun se conforte dans son idée et dans sa situation. Certains comme Yoann Bertrandy cherchent à avoir une vision d’ensemble mais comme il le constate le secteur nous formate.

Mémoire de fin d’études de Yoann Bertrandy

Je ne suis pas toujours d’accords avec toutes les citations, malgré tout cela donne une large vision de la notion de ce qu’est ou n’est pas un graphiste selon la classe et le secteur du citant.                                                              Ce mémoire rédigé avec humour, simplicité et modestie fait office de recherche mais manque de réflexion plus poussé personnelle.

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2 réflexions au sujet de « Tout le monde est « Graphiste » »

  1. Tout d’abord, je tiens à souligner le choix pertinent de ce livre/mémoire découvert en 2008 dans la revue Etapes. Malgré cela, je regrette le fait qu’il n’y ait pas de plus profonde mise en perspective des sujets traités par Yoann Bertrandy qui traite d’un débat plutôt houleux dans le monde du graphisme et assez peu connu du grand public.
    La guerre entre les pros et les amateurs faisant rage, il serait intéressant de mettre ce mémoire en relation avec la situation du monde du graphisme contemporain. La crise amenant une recherche de service à moindre coût (d’où l’utilisation de graphistes amateurs, la difficulté de trouver un travail dans ce secteur ou d’être considéré comme pro, etc… les différences se creusent entre les différents niveaux du plus au moins professionnel. Ainsi, il serait peut-être bienvenu de souligner cela de faire des liens avec le texte de Bertrandy.

    En effet, si l’on considère qu’il y a plusieurs catégories de graphistes – des amateurs, des auteurs et des exécutants – ces sphères, qui parfois se confondent, ont un regard sur le graphisme qui leur est propre. Les uns considèrent cette profession comme une forme d’art qui ne peut être utilisé que par une personne douée d’une certaine sensibilité des formes et des couleurs; alors que les autres l’envisagent comme une fonction purement pratique visant l’application de principes de bases, excluant toute recherche du « beau ». Si chacun des points de vue, muni de ses arguments, est défendable, le fait de mettre ces deux visions en association soulève le problème de la définition même du graphisme. Qu’est-ce-que le graphisme? Comment le définit-on? A quoi ça sert? Les idées relevées et résumées auraient le mérite d’être plus développées.

    Afin d’apporter un complément au mémoire de Yoann Bertrandy, je vous propose de lire l’article « Graphisme » (et tout particulièrement la partie « Tout le monde n’est pas graphistes ») écrit par Cyrille Hervet (http://www.cyrillehervet.com/graphisme) et qui apporte le point de vue d’un graphiste professionnel qui ne considère pas forcément le fait que n’importe qui puisse assumer ce rôle. Lorsque le premier envisage d’explorer objectivement le monde du graphisme amateur et qualifié de mauvaise qualité, le second veut faire la différence entre ces deux pratiques, aussi éloignées que le bon et le mauvais peintre.
    En plus de démontrer pour quelles raisons tout le monde ne peut pas être graphiste, il dresse le portrait de ce qu’est le graphisme, sa fonction, ses codes et son origine.

    Sur un ton plus ironique et humoristique vous pouvez visiter ce site (http://emelinebrule.net/manifesto/) qui propose des « règles » qui font un BON ou un MAUVAIS graphiste, histoire de se situer…

    Rémi Pagnol.

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