« Hold on », Maxime Marion et Emilie Brout, festival Gamerz 2012

Un écran, deux boutons, un joystick et un casque pour le son, c’est bien sous la forme d’une borne d’arcade que se présente l’œuvre interactive  Hold on.

Emilie Brout et Maxime Marion, à la fondation Vasarely jusqu’au 28 Octobre 2012

A travers cette œuvre les artistes, Maxime Marion et Emilie Brout, permettent aux spectateurs de revivre des films célèbres à travers un ingénieux système de découpe de séquence.

En effet les artistes ont présélectionné un certain nombre de séquences pour chacun des films dans lesquelles le personnage principal se déplace. Le spectateur/joueur, en actionnant le joystick, peut les faire défiler à sa guise. Ainsi lorsqu’il pousse la manette vers la gauche la séquence jouée montre le protagoniste avançant vers la gauche et ainsi de suite.

Les artistes créent ainsi une nouvelle relation au film puisque le spectateur cesse d’être spectateur pour devenir « acteur », auteur de l’action. De cette manière il s’identifie au héro plus fortement encore que s’il était simple spectateur du film enregistré.

Les films choisis sont tous des grands classiques du cinéma comme Shinning, Top gun ou encore Le projet blairwitch ce qui permet à une grande majorité des spectateurs de pouvoir interagir avec un film qu’ils connaissent déjà. De cette manière il peut prolonger son expérience du film en devenant « acteur », en agissant sur le déroulement des séquences et de l’action. Il peut aussi appréhender le film différemment que devant un simple écran puisqu’il peut naviguer dans l’espace mais aussi dans la durée, c’est lui qui décide où il va, quand et combien de temps il va « jouer ».

Les films choisit sont facile à appréhender, puisqu’ils sont connus de beaucoup de gens, ainsi le spectateur/joueur en connait surement déjà l’histoire et la fin mais cherche tout de même à changer le cours des événements, à éviter une fin qui ne lui plait pas, tout en sachant qu’elle est inéluctable puisque déjà enregistré. Il se retrouve ainsi à tourner en rond, prisonnier du film et des séquences disponible à la recherche d’une autre fin.

Néanmoins les artistes ont choisis un début et une fin à chaque film pour que le spectateur/joueur, une fois qu’il a parcouru tout le film à sa guise, puisse en sortir.

Cependant, à la différence d’un jeux vidéo le spectateur choisis quand il arrête l’expérience. Il ne choisit ni où ni comment mais il prend le contrôle tout en gardant  l’intégrité du film puisque les seules séquences disponibles sont celles déjà présente dans le film d’origine.

Cette œuvre en plus de créer un lien évident entre le spectateur et le film, créent un lien entre passé et présent, jeux vidéo et film. Elle actualise le passé, sous la forme d’enregistrement, à travers ce système d’interaction.

Cependant on ne sors pas d’une expérience cinématographique, ceci n’est pas un jeux vidéo, juste une autre forme de cinéma puisqu’on ne sort pas des code cinématographique et que les séquences sont directement tiré de film et non pas seulement inspiré d’un film.

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