De la fiction à la réalité

Quand on parle de la 3D aujourd’hui, on pense film, donc image de synthèse que l’on retrouve dans nos cinémas. De nos jours la 3D existe sous de multiples formes que l’on ne peut voir apparaître avec le seul mot 3D. On doit rajouter un mot comme dessin, film, objet… pour savoir de quelle 3D, on parle.

Ce phénomène a fait une réelle apparition commerciale suite au film de James Cameron ,  « Avatar » en 2010.

Malgré tout, cela existait déjà dans les animations, dans les jeux vidéos et bien d’autres supports…

En revanche ce procédé existait déjà bien avant le numérique. Il est apparu à la renaissance sous forme picturale notamment à travers les oeuvres de grands peintres, comme Piero Della Francesca qui nous a apporté de la profondeur sur une image en deux dimensions. L’ artiste dessine une perspective qui permet à l’œil de perçoir et de comprendre un espace qui est une illusion de l’espace réel.

Image       Image

La Flagellation du Christ

Cette technique évolue avec l’ère du numérique même si on la retrouve dans l’art pictural à travers l’exemple des trompe l’œil, du street art :

Edgard Müller

Ce dessin réalisé à taille réelle permet au public d’interagir de manière ludique avec le travail d’ Edgard Müller. Il ne trompe pas uniquement la perception de l’œil mais aussi celui du corps. Le spectateur a des attitudes différentes en essayant de franchir les obstacles au lieu de rester dubitatif. Il ne peut inconsciemment pas s’empêcher de sauter pour éviter de tomber à l’eau.

Cependant via le numérique nous pouvons depuis un moment créer une image numérique, dite aussi image de synthèse, sous différentes formes. Pour cela il existe plusieurs logiciels de 3D payants ou libres nous permettant de créer ces différentes images fixes ou animées. Ces logiciels se basent sur la géométrie de l’espace avec ses trois ordonnées x, y, z correspondant aux termes de la largeur, hauteur et la profondeur.

Commençons avec les dessins animés que l’on retrouve chez Pixar : ce sont des images que l’on peut voir sans aucun accessoire et nous les voyons évoluer dans leur propre décor. La forme et le mouvement de certains personnages sont donc construits avec ce type de logiciel. Le mouvement, lui, peut être réalisé par des capteurs de mouvements connectés à un acteur pour reproduire le mouvement de manière plus réaliste. Ces actions sont alors retransmises à un ordinateur qui va permettre au personnage créé de bouger.

Golum : « Seigneur des anneaux »

Ce procédé permet de fluidifier les mouvements et de rendre le personnage encore plus réel, comme si nous pouvions le rencontrer demain dans la rue.

Cette technique est également utilisée par Scoot Garner qui réalise un cadre représentant une nature morte interactive avec le public. Ce dernier doit approcher le tableau (contrairement aux règles en vigueur dans les musées) et même le toucher afin de faire vivre le tableau . Ce dernier peut subir des rotations et ainsi l’intérieur du tableau prend vie et part dans tous les sens. Cela est rendu possible par l’intégration d’un écran LCD qui cache un capteur de mouvements relié à un ordinateur doté de « Unity 3D »,  écran qui nous apparaît comme une toile.

Cela dit, pour accentuer la tridimensionnalité et nous plonger dans cette autre dimension, il existe des accessoires qui l’accompagnent actuellement comme les lunettes 3D. Ces dernières nous permettent cette insertion dans l’image grâce à la polarisation qui n’est autre qu’une propriété physique de la lumière comme l’est la couleur.

Ce projet virtuel crée par la société Clarté de Laval était conçue pour Henriot Quimper est exposé dans sa faïencerie.

Ce projet permet de casser des objets comme un bol et de pouvoir le reconstituer tout aussi facilement. Pour cela il faut se munir de lunettes 3D et réparer l’objet à l’aide de ces mains.

Ces lunettes créent donc une réalité virtuelle, réalité qui nous permet seulement de réaliser des actions que l’on ne pourrait faire aussi aisément dans note réalité.

Ce qui se rapproche de notre réalité matière est la conception d’imprimante 3D nous permettant de matérialiser nos créations numériques sous forme de prototype de manière rapide. On passe de l’immatériel au matériel, donnant vie à nos inventions.

Pour l’instant cette machine reste limitée au niveau de la diversité des matières, car la buse qui nous permet l’obtention de l’objet est seulement adaptable pour un matériau. On ne peut pas réaliser des formes trop complexes car la réalisation reste creuse à l’intérieur. Elle ne dessine que le contour. On appelle ce procédé la photo-polymérisation, c’est l’association d’une image 3D alliée a un polymère.

Les recherches avancent pour parer à ce type de problème. Nous retrouverons peut être cette dernière rapidement dans nos foyers.

Sculpture faite avec une imprimante 3D.

Fractals Flowers, stéréolithographie par Miguel Chevalier

L’artiste représente une forme venant de l’univers, de l’abstraction informatique que l’on a dans nos logiciels, mise en forme de nos pixels de manière poétique et floral. Cette forme reste minimale dans sa matière, et nous laisse percevoir les fragments de cette dernière représentent un objet recomposé par de multiples pixels.

Il nous montre une sculpture laissant paraître l’évolution d’un nouveau procédé lié à la pratique de la tridimensionnalité.

Demain nous serons capable de faire bien plus, avec une technologie qui avance de plus en plus vite. Que nous sera t-il possible de faire dans un future proche… ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s