Grégoire Lauvin Landstape, installation sonore, 2012, Galerie Susini.

Cette installation nous amène à la rencontre d’un monde robotique miniaturisé.

C’est une œuvre sonore, l’artiste a d’ailleurs déjà travaillé avec le son, comme dans une installation où la croissance de petites plantes produisait des bruits qui étaient retransmis et amplifiés.

L’œuvre se compose d’un « terrain » surélevé de quelques centimètres du sol, et sur lequel est créé un parcours fait d’une bande magnétique de cassette audio, qui va être parcouru et lu par des robots équipés d’une tête de lecture et d’un haut parleur. Ces petites machines ont été fabriquées par l’artiste uniquement avec des objets de récupération. D’ailleurs, Grégoire Lauvin a prit le parti de laisser visible le moindre composant électronique. Comme si ils laissaient apparaitre leur squelette électronique.

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Les robots semblent prendre vie lorsqu’un son est lu sur la bande magnétique. En effet il émane du haut parleur situé sur le dos du robot. Souvent ces sons sont des enregistrements de voix incompréhensibles, Grégoire Lauvin a retravaillé ces enregistrements qui donnent une impression de sons robotisés.

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Grégoire Lauvin nous replonge dans un univers enfantin, de petites voitures téléguidées parcourant un circuit. Mais cette fois-ci nous ne sommes pas maitres de leurs mouvements, ils ne font que suivre le trajet marqué par la bande magnétique et imposé par l’artiste. Nous nous trouvons alors à la limite du jouet et du robot semi indépendant.

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La personne présente à la galerie Susini nous a montré la « réaction » du robot si on le détournait de son chemin. L’émerveillement survient alors lorsqu’on se rend compte que le robot, ne se trouvant plus sur sa trajectoire habituelle se met alors à chercher avec acharnement la bande magnétique. Il continuera à la chercher pour continuer à effectuer l’action pour laquelle il a été crée et il réussira.

Les robots font alors apparaitre un paysage sonore. Sans eux nous ne pourrions pas le percevoir car il fait parti d’un monde virtuel. Ces petites machines prennent alors toute leur importance et se rendent indispensables. L’artiste est comme l’écrivain de ce paysage et les robots comme les traducteurs de ce monde invisible.

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