L’image en relief : Du film au numérique

Ecrit par Olivier Cahen, écrivain et amateur de photographies en relief, cet ouvrage est paru en 1990 sous le nom de « L’image en relief, de la photographie stéréoscopique à la vidéo 3D ». Il a par la suite été réédité en 2011 et corrigé par plusieurs chercheurs, dont : Guy Artzner, chercheur en astrophysique, Philippe Fuchs, professeur à Mines Paristech, Yves Gentet, chercheur en holographie et Jacques Ninio, directeur de recherche émérite au CNRS.

Ce livre permet de mieux comprendre les différentes contraintes et méthodes à respecter pour permettre une lecture de l’image lisible et agréable à l’observateur. Il permet également de retracer l’histoire de ces différentes techniques et de leurs évolutions.

Cet ouvrage est facile à s’approprier, même pour les novices, grâce au discours clair et accessible de l’auteur. Ainsi, il n’est pas nécessaire d’avoir des acquis techniques sur le sujet pour en comprendre le sens. Pour faciliter davantage la compréhension des aspects plus techniques évoqués, l’auteur complète son récit avec des schémas et des illustrations.

Dans l’une des préfaces du livre, on dit de lui qu’il a une vision optimiste sur le potentiel d’utilisation de l’image en relief en 1990. En effet, dans le contexte de la parution du livre, la reconnaissance de cette technique n’était alors pas certaine, malgré le succès qu’on lui connaît aujourd’hui : l’utilisation de la stéréoscopie n’était alors réservée qu’à un nombre limité d’utilisateurs – dans le domaine scientifique notamment, où la stéréoscopie était utilisée pour la compréhension de l’espace, à travers l’étude de planètes dans le cadre de la NASA.

Dans le cadre de cet article, nous nous intéresserons principalement au chapitre « La perception du relief », qui nous explique comment nous pouvons percevoir le relief de manière monoculaire et binoculaire.

L’auteur nous explique les différents éléments présentés point par point en mettant en place un système de sous-titrage qui hiérarchisent sa pensée tout au long des paragraphes. Cette hiérarchisation permet de présenter ses idées avec plus de clarté et d’expliquer simplement les termes qu’il emploie, facilitant ainsi la lecture.

Il nous parle tout d’ abord de l’image où le spectateur perçoit un espace malgré sa planéité. L’espace se dessine alors artificiellement dans l’image à travers notre vue malgré l’absence de nos autres sens, la vue étant le sens dominant dans notre perception de ce qui nous entoure. Cependant, l’ouïe ainsi que le toucher nous permettent également de comprendre l’espace et la distance qui nous sépare des objets alentours, bien qu’ils soient absents dans la représentation stéréoscopique.

Il nous explique que la perception du relief peut être perçue dans la vision monoculaire grâce à la superposition d’objets, d’ombres et de textures, ainsi que la connaissance même des objets.

Tout au long de l’ouvrage, l’œil est aussi mis en comparaison avec l’objectif d’un appareil photographique. Là où le réglage de la focale sur un appareil photographique se fait manuellement, il est en quelque sorte « automatique » chez l’Homme, ce qui nous permet de passer facilement d’un angle à un autre.

L’auteur cite ainsi Euclide « voir le relief, c’est recevoir, au moyen de chaque œil, l’impression simultanée de deux images dissemblables du même objet », citation qui met en évidence le fait que nos yeux ne sont pas orientés exactement dans la même direction. Notre cerveau reçoit ainsi deux images d’un même objet, à travers deux points de vue légèrement décalés, nous permettant ainsi de percevoir le relief.

La majorité de la population perçoit ainsi le relief, et seulement 3% de la population ne voit pas de manière binoculaire. Ce phénomène est appelé l’hétérophorique. Cette pathologie résulte d’une anomalie des muscles oculaires qui imposent une position de repos anormale où les axes oculaires ne sont pas parallèles. On retrouve d’autres types de dysfonctionnement de la vue, mais ce dernier est plus sensible aux défauts d’une image en relief.

Cette partie du livre nous montre bien l’importance de notre vue dans notre perception de ce qui nous entoure. Pour finir, je terminerais sur une citation de l’auteur : « l’œil humain est pratiquement un instrument optique parfait ».

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