HDR Késako ?

hdr

Vous avez certainement déja aperçu ce type d’image, par l’étonnement qu’elle produit, et le questionnement qu’elle invoque : Quelle méthode utilisée? Photographie ? Dessin ? Design graphique ? Ensemble composite avec techniques polyvalentes ? En bref, ces images ont la capacité, aux premiers abords, d’enclencher un questionnement quant à sa techniques et son usage.

En prenant du recul, il semble que la photographie en HDR possède divers buts. Lequel serait donc le plus pertinent ? Cette technique pourrait s’apparenter à de la technique pure, sans concession : simplement se rapprocher fidèlement de la réalité physique. Néanmoins, les images HDR surréalistes surchargent le web. Son apparence, bien qu’intriguante, ne se limiterait-elle qu’à son aspect visuel ? Comme rendre une image ratée plus belle et attrayante grâce à tel ou tel effet Photoshop plus où moins élaboré? Ou serait-ce avant tout une méthode picturale afin de créer un monde nouveau, ou une nouvelle vision de ce qui nous entoure ? Quoi qu’il en soit, la beauté et l’intérêt d’une photographie dépend avant tout du talent du photographe. Le débat est donc ouvert à ce sujet.

Mais concrètement, HDR Késako ?

Définition

HDR pour « High Dynamic Range », ( littéralement image à « grande gamme dynamique » ) , cette technique permet de réaliser une image avec une grande plage dynamique. Elle consiste à grouper plusieurs photographies d’un plan identique prises à différentes expositions sur une seule et même image afin d’avoir un ensemble correctement exposé, plus proche de notre vision. Lorsque nous parlons de plage dynamique, il faut comprendre qu’il s’agit de la différence existant dans une image entre les parties les plus lumineuses et les plus sombres de celle-ci. Lors d’une prise de vue unique, vous aurez parfois à choisir entre exposer pour les fortes lumières au détriment des parties sombres ou inversement. L’œil humain est capable de distinguer une plus grande plage dynamique qu’un appareil photo. Tandis que notre appareil de vision distingue parfaitement des écarts de luminosités, ( comme regarder l’extérieur à travers une fenêtre alors qu’on se trouve dans un intérieur peu lumineux)  , le capteur de l’appareil photo, même le plus performant, n’est pas dans la capacité de transposer ces décalages. En effet, nos capteurs sont dans l’impossibilité de créer une image correctement exposée lorsque l’environnement photographié possède de forts écarts de lumières, donc à la fois des zone très lumineuses ( sur exposées ), très sombres ( sous exposées ) et standards ( exposition normale ). On parle de spectre visible ou spectre optique, qui couvre les longueurs d’ondes de 380 nm à 780 nm environ, du violet au rouge, avant l’ultraviolet et après l’infrarouge.

   spectre lumiere visible  

Cependant, nos ingénieurs pourraient très bientôt avoir la capacité de nous fournir des types de capteurs de plus en plus performants permettant de palier à ce handicap.

La technique HDR aide donc à recréer une image où toutes les zones sont correctement exposées, en évitant les forts contrastes et en supprimant les zones brûlées ou bouchées, et ceci à partir de plusieurs images identiques mais prises à des valeurs d’exposition différentes. On peu définir deux types de résultats et d’attente dans l’imagerie HDR :

  • Un simple procédé pour se rapprocher du réel dans une l’image photographique, communément appellée TTHDR pour « True Tone HDR »

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  • Poussée à l’extrême, cette technique permet de recréer des images avec des jeux de luminosités époustouflants, à la limite d’un monde surréaliste, voire d’un tableau à la manière de William Turner.

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Procédé informatique

D’un point de vue informatique, l’image numérique classique est codée sur 256 valeurs (entre 0 et 255) sur chaque couche RVB, c’est-à-dire avec 24 bits par pixel (3 × 8 bits). L’écart d’intensité lumineuse entre le pixel le plus lumineux et le pixel le plus faible, non noir, n’est donc que de 255. Or, dans la réalité, il est courant que la dynamique entre les zones les plus lumineuses et les plus sombres d’une scène soit plus importante. Les images HDR utilisent plus de bits par pixel que les images classiques et permettent de stocker une dynamique largement supérieure ( 32 bits ) car elle combine 3 images ayant chacune des couches RVB respectives. Elle permet entre autre d’avoir une meilleure résolution à l’impression qu’une image JPEG notamment, et donc de réaliser de très grand format sans perte de qualité.

Origine

Le Gray brick au clair de lune

« Brick au clair de lune » de Gustave Le Gray, 1856-1857

Dès 1850, Gustave le Gray fut le premier photographe à concevoir une image composée avec plusieurs valeurs d’expositions différentes. Cette technique à l’argentique lui permit de contourner les limites des pellicules de l’époque afin de réaliser une photographie de paysage marin avec à la fois la mer et le ciel correctement exposés. Pour cela, il à effectué un montage à partir de deux négatifs séparés ( le ciel, et la mer ). Si il avait voulu obtenir une bonne image à partir d’une seule photographie, il aurait était confronté aux résultats suivants : Soit le ciel et les nuages comporterait une bonne luminosité, tandis que la mer serait apparue trop sombre; Soit la texture de la mer apparaitrait et le ciel serait « cramé ». Il était donc indispensable de combiner deux images minimum afin de créer une bonne balance lumineuse.

Objectif : réalisation :

En premier temps, créer une photographie HDR est à la portée de tous !

Le matériel : les indispensables :

  • Un appareil photo contenant nécessairement le mode « M » (manuel) et un mode « bracketing ».
  • Un trépied ( idéalement avec une télécommande ). C’est indispensable afin de ne pas bouger entre les prises de vue.

La prise de vue : la recette miracle :

Votre appareil photo, qui est certainement doté d’un mode « bracketing », va vous permettre de capturer au moins 3 photos strictement identiques à 3 expositions différentes. La technique HDR peut s’opérer avec minimlum 3 photos mais aussi 5, voire 7 images prises à différentes expositions.expositions

resultat tone mapping

La technique employée pour faire varier l’exposition repose uniquement sur l’ajustement du temps de pose ( vitesse de prise de vue ). Vous allez donc prendre vos trois photos, appareil calé sur le trépied, à trois expositions différentes : une correctement exposée ; une surexposée de +2EV ; une sous-exposée de -2EV ( le mode « bracketing » calcule la différence d’exposition en fonction de votre première prise de vue correctement exposée ) avec les réglages suivants :

Sensibilité ISO au minimum ( 100 à 200 iso. Maximum 400 iso ): En effet faire varier la sensibilité ISO risquerai d’ajouter du bruit numérique.

Mode manuel ou  »M » : ouvrez entre f/8 et f/16 afin d’avoir une bonne profondeur de champ (le HDR se pratique souvent sur de la photo de paysage, bien que la technique soit utilisable en intérieur ou sur du portrait). Important : ne pas modifier l’ouverture entre les prises de vue. En effet, faire varier l’ouverture provoquerait une différence de profondeur de champ entre chaque image.

Il est préférable d’utiliser le format RAW . Vous obtiendrez des résultats sans perte de qualité et avec une meilleure flexibilité dans le post-traitement. Selon le logiciel, il sera nécessaire de développer votre RAW avant la fusion HDR.

L’usage d’un trépied et du retardateur est préférable afin de ne pas bouger entre chaque vue. L’idéal serait néanmoins d’utiliser une télécommande afin que le boîtier ne bouge absolument pas lorsque vous déclencherez l’obturateur.

Le post-traitement

Le développement des RAW n’est pas toujours nécessaire avant de procéder au traitement HDR. Le format RAW permettra de récupérer correctement des zones bouchés ou cramées, tandis que le format JPEG ne possèdera pas toutes ses informations.

Attention : Si vous développez vos RAW, prenez garde à appliquer les mêmes paramètres de développement à toutes vos photos, notamment assurez-vous surtout que toutes vos images aient la même valeur de température de couleur (balance des blancs).

Plusieurs logiciels permettent de générer une image HDR.

Photoshop cs5 et cs6 possèdent une option « Fusion HDR pro » afin de réaliser une image HDR. Plusieurs logiciels libres proposent aussi de réaliser votre montage HDR.

Voici un tableau récapitulatif des logiciels ainsi que les conditions d’usage:tableau logiciels

Voici un lien intéressant proposant une explication complète sur le sujet ainsi qu’un tutorial permettant une réalisation optimale de la technique HDR :

La photo HDR ( par Pascal LANDO ) 

Ainsi qu’une galerie d’image :

Galerie

Et maintenant à vos appareils ! Vos photos souvenirs ne ressembleront plus à celles des autres !

 

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