« Traces photographiques, traces autobiographiques » Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray

Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray, Traces photographiques, traces autobiographiques. Saint-Etienne, Publications de l’Université de Saint-Etienne (Jean Monnet),

Le présent ouvrage à été rédigé à la suite d’un colloque organisé à Amiens en 2003 durant lequel étaient présents nombreux artistes et auteurs sur la photographie. Ce livre qui laisse une trace écrite de ce colloque est composé exactement de la même manière que l’événement, à savoir que chacun des quatre chapitres :« la trace », « image et mise en récit », « photographies et vies intimes », « photographie et écriture autobiographique », reprend les différents actes du colloque.

Cliquez sur le lien pour avoir le programme complet du colloque!

Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray sont les maitres d’oeuvre de cet ouvrage ; c’est eux même qui avaient déjà dirigé le colloque de mai 2003  dont il est la trace.

Cet ouvrage pourrait se situé dans la continuité du livre « la chambre claire » dont Roland Barthes en est l’auteur, et qui questionne justement cette notion de trace photographique. la philosophie Barthesiène s’appuie en effet sur deux éléments: le « punctum » et le « studium » (pour plus d’information sur ce sujet, voir l’article rédigé sur La chambre clair »).

L’ensemble très riche  composé par les éditeurs du volume se divise en quatre
grandes parties, qui sont précédés par une introduction claire et stimulante de Danièle Méaux.
Du point de vue théorique, la première partie, consacrée à la notion de  » trace  » est
a mon sens la plus intéressante. En effet dans le champ de la photographie, cette notion même de trace mérite d’être reconsidérée, ce que font dans cette ouvrage les interventions de François Coblence (page 25) et de François Soulages (page 17) dans le premier chapitre de cet ouvrage.

Les trois autres parties, « Images et mise en récit », « Photographie et vie intime »,
« Photographie et écriture autobiographique », sont elles plus orientées vers les
rapports entre texte et image, dont elles étudient des aspects souvent moins connus.

Pour résumer, la première de ces parties est consacrée essentiellement aux photographes qui se sont mis a écrire et la dernière aux écrivains qui se sont mis a la photographie, la partie centrale elle est plutôt orientée sur une série de discussions sur les enjeux, les pièges et les défis de la photographie autobiographique telle que la défendait Gilles Mora.

On ne peut que se réjouir que Méaux et Vray aient eu l’intelligence et le bon goût de donner la parole à des artistes autant qu’à des critiques ou des théoriciens c’est ce qui fait a mon sens la force de cette ouvrage, aux ressources et contenus plus diverses les uns que les autres. On ne peut que remarquer d’ailleurs qu’en général « les photographes sont plutôt bons critiques et bons théoriciens, et qu’inversement on sent chez presque tous les théoriciens et tous les critiques un véritable amour de leur corpus. »

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