Rosalind krauss, « l’originalité de l’avant-garde et autres mythes modernistes »

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Rosalind Krauss occupe la chaire de l’histoire de l’art moderne et contemporain. On lui doit quantité d’articles sur l’art moderne et le post-modernisme.

Née en 1941, est une critique d’art, professeur en histoire de l’art à l’université Columbia.
Persuadée que l’art moderne ne pourrait se poursuivre en marge de sa critique, elle rejoint la direction éditoriale du magazine Artforum dans les années 60. En 1975, avec Annette Michelson, elle quitte le magazine pour créer la revue Octobre, publié par les presses du MIT. Son objectif est de créer un lien entre la critique contemporaine et l’université.
Dans cette approche théorique du modernisme, elle s’est intéressée aux marques d’index, la fonction d’archive. Elle a exploré certains concepts, comme « l’informe », « l’inconscient optique » ou le pastiche, qui organisent les pratiques modernistes de l’art et annoncent leurs pendants postmodernes.

Dans ce livre écrit en 1985, qui n’est autre qu’un recueil de textes, expose à la fois le parcours de Rosalind Krauss, ses intérêts, des questionnements théoriques artistique de notre temps. En naviguant entre les différents medium artistiques.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement dans ce livre, concerne le chapitre «  la sculpture dans le champ élargie » où la notion de sculpture et son évolution, de la sculpture moderne à la sculpture post-moderne. Ce qui au travers de mes travaux sculptural me permet de mieux théorisé sur l’idée de mes sculptures et ainsi analyser la structure et la forme à donner à l’objet, en passant aussi par sa spatialisation. La sculpture dans le champ élargie démarre à partir de la page 112.

Rosalind krauss , dans ce chapitre, nous explique à travers différents travaux d’artistes, de quelle manière depuis ces dix dernières années nous nommons sculpture les choses les plus diverses . Ainsi est remis en question les œuvres disparates ayant le statut de sculpture. Peut-on alors parler d’évolution, de changement ou es ce devenu un terme trop vague et généralisé ?

On y lit également des questionnements sur les nouvelles formes de sculptures apparues dans les années 70. Le concept même de sculpture ne semble plus correspondre aux pratiques, la penser en terme d’héritage, de conséquence ou de développement en rapport avec l’histoire de l’art semble inappropriés.

La réflexion de Rosalind Krauss prend appui sur un système logique appelé « groupe de Klein » ou « groupe de Piaget », utilisé généralement dans le domaine des mathématiques ou en sciences humaines. Le schéma (ci-dessous) est basé sur un système d’oppositions complexes qui est le suivant :

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Le paysage peut-être défini comme non architecture et vice versa (l’architecture serait le non-paysage). Chaque terme est en relation logique avec son opposé pour former un groupe de quatre termes. Les associations construites à partir de ces quatre termes forment ce que Rosalind Krauss désigne par champ élargi.

La combinaison du paysage et du non paysage crée un site marqué, pour illustrer et démontrer cela, elle nous donne l’exemple de Spiral Jetty de Robert Smithson, 1969. Le marquage qui met en évidence la structure ou les caractéristiques d’un site est parfois réalisé par la photographie chez certains artistes.

La combinaison de paysage et d’architecture réalise une construction de sites, tel que le montre le travail de Robert Morris avec son œuvre nommée L’Observatory, 1971, les labyrinthes tiennent à la fois du paysage et de l’architecture, tout comme les jardins japonais.

Enfin, ce qui ne participe ni du paysage ni de l’architecture est de l’ordre de la sculpture.

C’est avec cette pensée du champ élargit (définit par le schéma ci-dessus) qu’il semble permis, voir nécessaire d’après Rosalind Krauss, de qualifier certaines démarches artistiques par un autre terme que le modernisme ; le post-modernisme, amenant une rupture sans l’histoire de l’art et une transformation de l’espace culturel. L’art post-moderniste ne limite pas la pratique artistique à un seul médium donné comme pour ici, la sculpture, en effet, il s’effectue un champ d’opérations logiques effectuées sur un ensemble de termes culturelles, et pour lesquelles tout médiums peut-être utilisé : photographies, livres, sons, vidéos, sculptures etc… Ainsi cela fournit tout un ensemble, une structure élargie, voir même une installation, même si le terme n’apparaîtra qu’après ses écrits. Le travail d’un artiste n’est ainsi plus dicté par les propriétés d’un medium donné.

Rosalind Krauss nous laisse sur une fin de chapitre qui reste bien plus descriptif et tournant autours d’analyse de travaux, mais tourne tout de même avec des questionnements profonds.

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