L’invention de Morel

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Cet ouvrage a été écrit par Adolfo Bioy Casares, en 1940. L’auteur nous conte le témoignage d’un fugitif sur une étrange île. C’est un lieu étrange, au première abord l’île paraît déserte, mais en réalité celle-ci est hanté par une étrange machine. Etant fugitif, il n’avait pas d’autre choix que de se réfugier dans ce lieu dit « maudit ». Le protagoniste se retrouve seul avec une immense villa abandonnée. Il est perdu et décide donc de nous raconter sa vie sur l’île. Un beau soir, il se fait réveillé par des sons, des bruits, chose inexpliquée car aucun bateau n’a débarqué durant son sommeil. Il décide d’observer secrètement les estivants arriver sur l’île. Le narrateur tombe alors sous le charme d’une des estivants, elle se nomme Faustine. Il tente alors d’entrer en contact avec elle mais sans succès. Celle-ci l’ignore, comme si elle ne le voyait pas. Il se rend alors compte que toutes les personnes ‘’présentent‘’ sur l’île l’ignore. Il pense devenir fou. De plus, les estivants restent un grand mystère. Ils apparaissent, reproduisent les mêmes actions et disparaissent de manière inexpliqués. Se rendant compte qu’il est invisible par les estivants, il va suivre une conversation entre un certain Morel et le reste des estivants. Il apprend que Morel a construit une machine capable d’enregistrer la réalité, de capter jusqu’à l’âmes des personnes « enregistré » et de reproduire ces instants à l’infini. Le narrateur comprend donc que toute les personnes sont en réalité enregistré et re-projeté par la machine de Morel, et que les vrais personnes ont disparu. Il va donc tenter de modifier la machine de Morel, afin de s’enregistrer à son tour pour être réunis à Faustine, de qui il est amoureux.

Dans ce roman, nous pouvons faire référence à Matière et mémoire de Bergson, ces images que voit le protagoniste sont des souvenirs qui sont recréer, grâce à la machine de Morel. La machine a enregistré le passé sous forme de souvenir image. Elle représente le passé, un fait qui s’est produit et qui ne pourra jamais se reproduire.  La mort du protagoniste nous montre son attachement à l’image plutôt qu’à la réalité. Il choisit de devenir à son tour une image qui se répète à l’infini. Ici, la durée n’est pas seulement psychique, mais elle permet d’accéder à toute espèce de réalité. La théorie de la perception, couplée à la théorie de la mémoire nous donne a comprendre la durée,  la présence physique occupant un espace défini. Ainsi le protagoniste, devient image, il s’efface et devient alors « Oeuvre ».

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