La  » Ville Fantôme « 

En Afrique noire, la sculpture traditionnelle a souvent joué un rôle de cohésion sociale en incarnant un pouvoir, un absolu. Depuis une vingtaine d’années des artistes africains fortement individualistes défendent la liberté de la création et à travers elle l’expression de leur personnalité. Le Congolais Bodys Isek Kingelez, est l’une des figures emblématiques de la sculpture africaine contemporaine.

 » L’Art est un haut savoir, un vecteur de renouveau individuel qui participe de l’avenir meilleur du collectif « 

Bodys Isek Kingelez

Body Isek Kinguelez, né le 27 août 1948 à Kimbembele Ihunga République démocratique du Congo (ex-Zaïre) est un sculpteur congolais.

Il vit et travaille à Kinshasa, République Démocratique du Congo. Il enseigne dans une secondaire jusqu’en 1977. En 1979, il imagine et fabrique sa première maquette en carton de récupération visible au musée de Kinshasa.

On le nomme ainsi restaurateur de l’institut des musées nationaux. En 1985, il se consacre à son travail d’artiste qu’il appelle  » l’architecture maquettique »

Fasciné par l’aspect incontrôlable et bouillant des paysages des villes, il puise son inspiration dans les grandes métropoles européennes et africaines avant de mettre en place ses structures à la manière d’un jeu de légo.

Entre 1995 et 1996, il crée « La Ville Fantôme ». A partir de matériaux de récupération (papier, carton, plastique) il fabrique un terrain de rêve modelé à partir des rebuts de la société.

La ville fantôme

Tout ce que les hommes jettent devient une part d’un de ses bâtiments et retrouve une seconde vie  » le Présent, l’Avenir et les espoirs d’un renouveau africain « . Rien n’est gaspillé. Du chaos des déchets qui envahissent la ville de Kinshasa, renaît cette ville utopique.

Cette  » Ville Fantôme » marque « la volonté d’imagination de l’artiste au service de la communauté pour qu’il y ait une paix durable ainsi qu’un équilibre de justice et de liberté mondiale  » ( cf livre Dreamlands, des parcs d’attractions aux cités du futur)

Son travail d’architecture maquettiste vise à construire un monde meilleur. Body Isek Kinguelez dit pour son travail :

« J’ai voulu mettre mon art au service de la communauté qui est en train de renaître en vue de créer un monde nouveau. Car les plaisirs de ce monde terrestre dépendent des Hommes qui l’habitent. J’ai ainsi établi ces Villes pour qu’il y ait paix durable, justice et liberté mondiale. Elles fonctionneront comme de petits Etats laïcs avec leur politique propre qui ne nécessitera jamais de police, de soldats ».

Par des assemblages de différentes maquettes d’immeubles, de bâtiments, de complexes aux couleurs vives qui possèdent toutes les fonctions d’une ville idéale que l’artiste rêve de voir édifier. Ces bâtiments rendent aussi compte d’un projet de modernisation de la capitale du Zaïre.

On peut facilement relier au modèle d’aménagement de la ville appelé la Technotopia qui offre aux hommes la possibilité de rêver à une ville meilleure au même titre que Bodys Isek Kingelez. Il emploie son travail, son art, ses créations à donner espoir aux africains. Ainsi, ses oeuvres montrent que du chaos peut renaître un ville meilleure.

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