Antoine Schmitt – Critique Automatique

critiqueautomatiqueAntoine Schmitt se définit lui même comme un programmeur, autant par l’utilisation de programmes dans ses œuvres que par sa façon d’envisager l’écriture. Il qualifie son travail d’art algorithmique dont la portée sémantique serait plus l’humain que la technologie.

À l’occasion de l’exposition Langages machines de l’association seconde nature,son œuvre critique automatique conçu en 1999 est de nouveau exposée à la fondation Vasarely. Il s’agit ici d’un écran sur lequel sont générés aléatoirement et successivement des textes de critiques sur les artistes également exposés. Qualifiée de vidéo générative, l’œuvre d’Antoine Schmitt est nourrie par un programme qui manipule efficacement la langue de bois propre à l’art contemporain. Elle est uniquement présente lors d’exposition, sa programmation en Hypercard ne lui permettant pas d’être mise en ligne.

L’œuvre de Schmitt n’est pas le seul programme à générer de manière autonome du texte. De nombreux programmes de création de texte poétique ont été conçus comme FIGURE8 de Sarah Harmon ou encore WHIM de Simon Colton. Ce dernier explique que son programme perçoit les mots de sa bibliothèque comme des points reliés dans l’espace. «L’espace en lui-même correspond à l’endroit où de nouveaux sens émergent» . Le code d’un programme créatif nous renseigne donc sur la façon dont le programmeur envisage la créativité.

Nous pouvons déjà être assisté par l’ordinateur dans nos processus créatif. Produire un programme sur la créativité nous permettrait d’en apprendre davantage sur notre propre créativité. Mais les programmes n’ont pas la même capacité que les êtres humains. Un programme, au point techniquement, pourrait répandre à la manière d’un messie numérique une vision de la créativité. Les machines n’ont pas besoin d’être convaincues pour exécuter un programme, un être humain oui. Corey Pressman a lancé Poetry for robots, une base de données enrichie par les contributions des internautes qui lient des images à des émotions. Ces métadonnées ont déjà suscitées l’intérêt d’importants moteurs de recherches.

Lawrence Lessig dans son célèbre article Code is law explique que l’architecture même d’internet et par extension de nos programmes impose des instances de contrôle. Cette architecture des programmes à but créatif induirait la façon dont ses utilisateurs en userait. Ce programme pour l’instant fictif réussirait le tour de force de décupler la créativité tout en la régulant par sa conception de ce qui est créatif ou non.

Suivant le point de vue sémantique sur les algorithmes d’Antoine Schmitt, on constate chaque jour que le numérique en révèle plus sur l’humain que sur la machine. De la relation émulative entre ces deux derniers pourrait émerger l’art de demain, un pont entre technologie et humanité.

Publicités

Sketches towards an Earth Computer – Martin Howse

Martin Howse est un artiste performeur, programmateur et écrivain inscrivant sa recherche au cœur des phénomènes psychogéophysiques et dans une démarche proche de l’animisme.

PsychicInterface

Il fait partie de la plateforme indépendante de recherche en ingénierie algorithmique de trading expérimental nommée ADM XI. Le projet fait partie de la série Antidatamining (2006) du collectif RYBN, est développé notamment par l’artiste Horia Cosmin Samoila (Ghostlab) et puise dans les données du Global Consciousness Project (GCP), une expérience parapsychologique lancée en 1998 par Roger Nelson pour tenter de détecter les interactions possibles de la conscience globale avec les systèmes physiques. Les artistes se confrontent aux logiques de l’économie pour créer des algorithmes d’exploitation expérimentaux. L’article publié sur ce blog nous révélait également la place majeure des technologies dans les travaux de Martin Howse en dialogue avec la Nature.

Sketches towards an Earth Computer est une série de recherches et d’expérimentations scientifiques et artistiques menées depuis 2014 par Martin Howse sur les relations entre la terre, la technologie et le psychisme humain. A partir de la terre, l’artiste conçoit l’ensemble d’un système similaire à celui d’un ordinateur. Des récipients placés en réseau fermé sont récepteurs de changements environnementaux électromagnétiques à leur échelle. Chaque pot contient un mélange de terre, de moisissures et d’une solution de composants chimiques. Sa rétroaction à l’environnement géophysique, biologique et électrochimique est révélée et agit sur l’utilisation, l’échange, le stockage de données et d’énergies. Des photographies en arrière-plan montrent des éléments de l’installation hors contexte d’exposition, dans l’environnement d’une forêt en Allemagne.

howse1

L’artiste met en évidence l’apport du sensible dans la création d’un territoire. La psychogéographie est définie par Guy Debord comme étant « l’étude des lois exactes et des effets précis du milieu géographique, consciemment aménagé ou non, agissant directement sur le comportement affectif des individus. » La psychogéophysique élargit cette recherche interdisciplinaire en englobant la géophysique définie comme l’observation quantitative des propriétés physiques de la Terre et son interaction avec les écologies des signaux locaux. Alors, comment révéler ce que nous ne percevons pas ? Ce questionnement est partagé notamment par l’artiste Lorella Abenavoli. Depuis 2000, à travers une série d’études nommées Le souffle de la Terre, elle rend audible les vibrations terrestres. Cela devient possible grâce aux technologies, les mouvements de la croûte terrestres sont enregistrés avec des sismomètres électroniques et son logiciel SdT (Son de la Terre) transforme les ondes infragraves de la Terre en son.

L’installation de Martin Howse permet de se questionner sur le domaine de la physique quantique dans lequel la psyché peut se lier au numérique, dans une sorte d’actualisation de l’inconscient collectif. Selon Carl Jung, la limitation spatio-temporelle du psychisme au cerveau, n’est pas indéniable. Sa pensée rejoint l’hypothèse contemporaine relevant du domaine de la perception extrasensorielle selon laquelle la pensée humaine affecte l’ordre et la cohérence de systèmes physiques. De telles fluctuations sur des objets animés ou inanimés sont difficiles à mesurer, néanmoins, des expériences psychiques révèlent des interconnexions intangibles. Notamment dans les systèmes à changement rapide tel que les générateurs numériques aléatoires (GNA), aussi appelés tests de micropsychokinèse, au sein desquels le hasard laisse place à la concentration humaine. Certains théoriciens l’expliquent en terme d’échange d’information. Le scientifique et spécialiste de la parapsychologie Dean Radin développe dans son ouvrage The Conscious Universe : The Scientific Truth of Psychic Phenomena publié en 1997, l’histoire de la recherche expérimentale dans le domaine psi à la fin du XXème siècle. Selon lui, les expériences menées à cette époque au sein du Contel Technology Center démontreraient la sensibilité de certains circuits électriques aux influences psychiques. Ainsi, ce groupe de recherche établi que la concentration de l’esprit sur un objet éloigné engendre une modification du comportement de l’objet. Il s’agit de ce qui est propre à la psychokinèse, l’interaction esprit – matière. Supposer la véracité de ces faits nous fait croire que Martin Howse a créé une installation susceptible de montrer des changements d’un espace en un temps donné entre l’ordinateur de chair, l’esprit, et l’ordinateur physique.

howse2

Les propriétés du champ, propre à la physique quantique, s’apparentent à celles de la conscience notamment dans sa non-localisation. La matière et l’énergie sont essentiellement de même nature, les recherches scientifiques et pluridisciplinaires au XXIème siècle nous permettront-elles d’affirmer les similarités entre la matière et l’esprit, à la fois indépendants et interdépendants ?

———

Article rédigé par Marine Laborie

Martin HOWSE

howse_transnatural-2012

De nombreux questionnements relatifs à nos liens avec la Nature et notre environnement traversent l’ensemble des pans des réflexions sociales et sociétales. Les mondes scientifique et de la recherche connaissent un engouement certain tout comme les sphères journalistiques, médiatiques ou encore civiles. Un artiste britannique, Martin Howse, s’interroge sur cette thématique.

Ses travaux sont reconnus pour ses explorations de l’art médiatique, du « Land Art » et de l’informatique. Il postule que ces trois sphères seraient liées voire connectées et tente de le montrer en les croisant concomitamment afin d’identifier leurs transmissions respectives et mutuelles. Ainsi il testerait les liens entretenus entre l’Homme et la Nature. Son approche repose sur l’expérimentation de connexions directes de celle-ci à son média, l’outil informatique, qui lui permettrait par conséquent d’être connecté lui-aussi.

Par exemple dans un documentaire télévisuel lui étant dédié et diffusé par la chaîne ARTE (09/10/2012), Martin Howse explique vouloir entendre la Terre de la manière la plus première et la plus pure. À cette fin, on le voit brancher un ordinateur au sol et donc à la Terre. En outre, les sons identifiés sont enregistrés et réutilisés lors de performances notamment sonores.

Martin Howse explique vouloir répondre au besoin de si ce n’est de communiquer avec à la Nature mais au moins de s’en rapprocher. Cependant il n’explique que peu ce qu’il considère comme naturel. Par ailleurs, on entrevoie difficilement comment il interagit dans un dialogue conscient avec la Nature.

Sur un autre point, pour l’artiste, la Nature représenterait la réalité et s’opposerait à la virtualité, ici le numérique. Cette opposition entre réel et virtuel semble acquise mais n’est nullement explicitée.

howse_substrate_2011

Aussi par ses travaux, Martin Howse s’empare de ces dimensions sociales et sociétales pour, par et dans son art, il remplie ainsi  un des objectif de l’Art. Si on peut toutefois s’interroger sur sa portée, il n’en demeure pas moins que son travail semble faire public. Par ailleurs, sa démarche repose sur l’expérimentation et l’enquête, définissant son travail comme une œuvre artistique. Ainsi, Martin Howse intègre pleinement la sphère artistique. Cependant pour certains il semble sujet à controverse, notamment en raison d’un autre trait de son travail : la collecte et le recueil de déchets tout comme leur réutilisation dans ses productions. Ce mode de travail semble pourtant reconnu comme en atteste les travaux de Niki de Saint Phalle, Tom Deininger, Mary Ellen Croteau, Steven Siegel…

Une idée est sous-jacente aux travaux de Martin Howse, notre éloignement au naturel, il serait à l’œuvre pour donner place aux médias et à la technologie, dont l’emprise serait toujours plus présente voire pressante. En effet, l’essor et le poids des technologies numériques dans l’activité humaine et dans sa gestion ne peuvent être remis en question avec une connectivité omniprésente et les recours à la technologie et à la technique permanents. Par exemple, on peut citer le trading hautes-fréquence ou encore l’intelligence artificielle. En fait, on note de plus une opposition en réel et virtuel, liée à l’emprise des technologies notamment de l’information adossées à l’outil numérique. L’Art serait tout autant touché et cette situation est décrite dans l’ouvrage L’art au risque de la technologie – Les appareils à l’œuvre (vol1), de Pascal Krajewski. Il énonce : « le monde s’appareille et la technologie s’insinue par tous les pores… L’art n’est pas resté à l’abri de cette invasion. Les œuvres demeurent dynamiques, interactives, algorithmiques, instables. »

Dans ce volume, Karejewsky se projette sur les temps de la création de l’œuvre et de son existence comme objet. Ainsi, on pose la question de la mutation de l’œuvre artistique. Si on peut supposer qu’une de ses qualités intrinsèques est sa stabilité, l’auteur la questionne. À partir de là, peut-on poser la question de la pérennité de l’œuvre artistique ? Si tel est le cas, on peut questionner tout autant la démarche artistique l’ayant permise ? Ces questions montrent que des questionnements majeurs sur les arts numériques doivent être posées et des enquêtes menées.

martin-howse-ground-1200x900

Redigé par Marisol OCHOA
Sources:
« Martin Howse : Entre terre et logiciels » (9 octobre 2012) ARTE TV :
http://creative.arte.tv/fr/episode/martin-howse-entre-terre-et-logiciels?language=de
Pascal Krajewski, 2013,  L’Art au risque de la technologie (vol 1) – Les appareils à l’œuvre , L’Harmattan, 260 p.

Plantas nómadas

Si un jour, la Terre serait trop polluée et sale, qui pourrait encore vivre sur cette planète ?

Plantas nómadas-02« Plantas nómadas » est un robot qui est créé par l’artiste mexicain Gilberto Esparza. L’idée de ce projet est pour démontrer l’environnement qui peut s’être restauré et cela en toute autonomie. Ce robot possède des panneaux solaires et aux bactéries, des plantes sont portées au dessus du robot. Ce robot a capacité de se déplacer et se promener pour chercher les rivières et étangs pollués. Il se nourrit d’eaux contaminées, grâce à un processus de pile à combustible microbienne, les éléments contenus dans l’eau sont décomposés, les bactéries transforment cette eau en énergie nécessaire au robot pour avancer. L’excédent est ensuite utilisé pour nourrir les plantes qui poussent alors normalement.

Plantas nómadas-04Si un jour, dans le futur, l’homme produirait trop de pollutions, personne ne pourrait vivre ici, l’humain serait disparu sur cette planète, les autres êtres vivants pourraient quand même rester ici, voire ils continueraient à nettoyer la Terre ? L’idée de ce robot renverse la position de l’humain et de la nature comme ce que l’on pense, c’est qui « sauve » l’environnement ?

Plantas nómadas-03D’autre part, on reproche souvent le développement de la technologie qui s’accompagne toujours la pollution inévitable. Pourtant, grâce à la nouvelle technologie, on maîtrise ces techniques à créer un robot bionique qui évolue le terrain invivable. Dans le futur, si la planète est de plus en plus tourmentée, ce genre de robot pourrait aider à des espèces qui pourraient s’adapter à des terrains hostiles. Autrement dit, la technologie n’est toujours pas l’inconvénient pour la nature, cela pourrait aussi aider à améliorer notre environnement ?

Bioart : transformations du vivant

Bioart : transformations du vivant« Bioart : transformations du vivant » est un ouvrage collectif qui rassemble des écrits divers autour du sujet sur les biotechnologies, le bioart et les biosystèmes artificiels. Il s’agit des problématiques et des pratiques comme la culture de tissu humain, la manipulation génétique, le traitement de l’image et les codes ADN.

Grâce à la progression des nouvelles technologies, on obtient plus de possibilités pour explorer ce monde, la relation entre l’humain, les autres êtres vivants et l’environnement. Le XXIe siècle, c’est une époque où on rencontre plein de problèmes environnementaux, comme la disparition des espèces s’accélère, le réchauffement climatique et la pollution répandue dans l’écosystème…etc. L’homme développe les cités, l’économie et les technologies pour améliorer la vie, pourtant, ces dernières années, on trouve que la planète nous répond de plus en plus de catastrophes naturelles. Quand on développe ou exploite les cités, y a t-il des solutions pour obtenir l’équilibre de l’écologie ? L’homme a-t-il toujours le pouvoir pour contrôler l’environnement ? Le développe de la technologie est-il toujours le point négatif pour la nature ?

Par ces questions dessus, je vous présente ainsi des études intéressantes au sein de cet livre, comme les articles « Quelques cultures de bioart sous le microscope », « La conscience écologique par la recherche biologique en art » et « Ani-mots dans l’art biotech’ : Déconstruire l’anthropocentrisme ».

« Infogène » et « gène de l’artiste »

Grâce à la progression des techniques sur la biologie, les biologistes et les artistes possèdent ainsi des techniques à intégrer des informations dans les gènes ou modifier l’ordre des gènes pour créer la nouvelle forme de la vie. Face aux développements de la biotechnologie, on perçoit aussi souvent des sentiments d’incrédulité et d’appréhension. Dans l’article « Quelques cultures de bioart sous le microscope » (p. 1-13), Ernestine DAUBNER prend deux œuvres « Microvenus » et « Genesis » pour exemple, à travers ces œuvres, on voit ainsi comment l’homme intervient la nature de la vie.

MicrovenusEn 1986, Joe Davis a créé une œuvre bioart pionnière « Microvenus ». L’idée principale de cette œuvre est la création d’une nouvelle séquence d’ADN. Il a traduit des codes culturels (l’icône visuelle sur la forme comme « Y », des organes génitaux qui représente Vénus) en le code numérique binaire, ensuite, il l’a transformé en le code binaire génétique pour créer la nouvelle séquence d’ADN. Dans cette nouvelle séquence d’ADN, elle contenait le code de Vénus et a été implantée dans la bactérie E. coli. Par la suite, la molécule synthétique s’est multipliée à des milliards d’exemplaires, chacun portant une instance distincte de l’icône Microvenus. Il a appelé que cela est un « infogène », c’est à dire que « un gène dont le sens doit être traduit par le mécanisme des êtres humains et non en protéines, par le mécanisme des cellules ». Joe Davis a démontré que c’était un projet qui cherchait la façon illustrée, comment l’ADN pourrait contenir des informations culturelles et des sens non biologique. C’est un projet qui a été composé des codes culturels, des codes binaires numériques et des paires de bases d’ADN, et mis en lien entre la génétique et les technologies de l’information.

En 1999, Eduardo Kac a exposé l’installation « Genesis », c’est aussi un projet qui était basée sue le même principe. Il a affirmé que «Genesis est une œuvre d’art transgénique qui explore les relations complexes entre la biologie, les systèmes de croyances, les technologies de l’information, les interactions dialogiques, l’éthique et l’Internet ». Par rapport au « infogène », Eduardo Kac a appellé que cette fusion des codes culturels, biologiques et numériques était le « gène de l’artiste ». « Genesis » est une œuvre qui a été intégrée une phrase traduite de la Genèse (1: 26) : « [Que l’homme] domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. ». Dans l’exposition, cette phrase a aussi été projetée sur le mur de la galerie. Dans ce projet, cette phrase a été traduite en code Morse (les points et les traits). Ce code sert ainsi de modèle binaire qui est ensuite converti dans l’alphabet génétique des paires de bases ACGT, les points sont remplacés par la base génétique cytosine C, les tirets par la thymine T et ainsi de suite.

Genesis

À travers des artistes comme Joe Davis et Eduardo Kac, ils nous donnent d’autres perspectives pour envisager « la vie » ou « les matériaux de la vie », comment la base de vie qui porterait des informations ou la culture humaine. En biologie, l’évolution est la transformation des espèces vivantes qui se manifeste par des changements de leurs caractères génétiques au cours des générations, c’est un processus naturel, les espèces qui sont nés ou conçus pour s’adapter à leurs environnements. Néanmoins, par ces exemples, les artistes nous montrent une forme de la vie artificielle. Grâce à la technologie, l’humain arrive à intervenir dans la création de la vie. La modification de la forme de la vie, d’une part, on pourrait en profiter à aider aux malades ou à réparer des corps invalides. D’autre part, on produirait peut-être des catastrophes pour nous menacer, comme les doutes sur l’aliment génétiquement modifié. L’homme a-t-il le pouvoir à changer ou modifier les règles sur la création de la vie ?

La pollution ?

Ces dernières années, il y a de plus en plus d’espèces qui sont disparus, de plus, la vitesse de disparition est également de plus en plus rapide. On trouve aussi beaucoup de changements anormaux autour de notre environnement. Comme la difformité des pattes des amphibiens en Amérique du Nord, ce problème venait sans doute de la pollution. Par conséquent, on considère habituellement les phénomènes étranges de la nature comme la conséquence de la pollution. Néanmoins, dans l’article « La conscience écologique par la recherche biologique en art », Brandon BALLENGÉE nous présente les études sur les difformités des amphibiens à Minnesota, ce genre de problème est toujours le crime de l’homme ?

grenouilles difformes

En 1995, un groupe d’élèves du Minnesota a trouvé plusieurs grenouilles difformes, quelques-uns avaient les pattes postérieures déformées, d’autres en étaient totalement dépourvus. Cette anomalie remarquable des animaux a attiré tout de suite beaucoup d’attentions, leur enseignant a contacté l’Agence de contrôle de la pollution du Minnesota, la couverture médiatique a présenté que la cause de ces difformités serait un polluant chimique inconnu.

têtard blessé nymphes de libellule et têtard blessé

Peu après, des organismes concernés et les chercheurs ont enquêté sur les grenouilles difformes. Ensuite, plusieurs hypothèses ont été lancées, comme la pollution chimique, les rayons UV-B, les parasites et la prédation, ainsi que les diverses combinaisons possibles de ces causes. Certains chercheurs ont pensé que ces malformations des grenouilles sauvages étaient intrinsèques (comme les anomalies congénitales) et provoquées directement par les polluants chimiques ou les rayons UV-B. Pourtant, d’autres chercheurs nous ont montré des éléments probants des études, les jeunes grenouilles sauvages avaient été blessé à l’état de têtard par des parasites et des prédateurs, voire par le cannibalisme d’autres têtards. À l’été 2008, la première publication de preuves expérimentales convaincantes a été publiée, les membres manquants des amphibiens difformes pourraient être provoqués par les nymphes de libellule.

malformations des grenouilles-01 malformations des grenouilles-02

D’après ces études des malformations des grenouilles, une série de photographies numériques et la série sculpturale Styx ont été exposées. Les photographies étaient numérisées à haute résolution, et créées en modifiant chimiquement les spécimens anormaux par le procédé claire et coloré. Dans l’exposition, la taille d’image des spécimens était approximativement un enfant pour provoquer l’empathie du spectateur.

styx-01

styx-02À travers ces études, elles nous rappellent à la planète qui est assez complexe. Bien entendu, l’homme produit déjà trop de problèmes de la pollution, mais, des anomalies de la nature viennent peut-être de la compétition des espèces. Des phénomènes anormaux sur l’environnement, serait-il éventuellement possible d’une partie de l’évolution biologique ?

« Semi-vivants »

Disembodied Cuisine-01Quand on parle de la protection de la nature, il ne faudrait pas oublier la position de l’homme et des autres êtres vivants. Jens HAUSER a fait un exemple d’une installation performative « Disembodied Cuisine » sur le « semi-vivant » dans son écrit « Ani-mots dans l’art biotech’ : Déconstruire l’anthropocentrisme ».

Disembodied Cuisine-02La sculpture de «semi-vivantes» est une forme de vie artificielle qui est créée dans le laboratoire, elle est très fragile, incapable de se subvenir à elle-même, elle ne peut qu’être exposée dans le laboratoire de culture tissulaire. L’installation « Disembodied Cuisine » était un projet collectif des artistes australien « Tissue Culture and Art Project ». Dans l’exposition, des visiteurs étaient volontaires pour participer à ce projet dans l’espace de travail – mi-cuisine, mi-laboratoire – installé sous une bâche plastique étanche. Des grenouilles étaient mises au milieu de petites figurines de Vénus dans les deux aquariums à deux côtés de la table à manger. Les visiteurs ont dégusté le steak de grenouille qui était produit dans le laboratoire. C’était une viande « sans victime », les artistes utilisaient la culture tissulaire, les cellules de muscle squelettique de grenouille étaient cultivées sur un support de polymère biodégradable pour une consommation alimentaire.

Disembodied Cuisine-03Étant donné qu’il n’y a pas eu de « victime » dans cette exposition, pourrait-on dire que ce serait une solution pour « sauver » les animaux (ou les autres êtres vivants)? Le semi-vivant est né d’une partie du corps des êtres vivants, même s’il n’est pas une forme de vie complète, mais, ce serait aussi « vivant » ? Comment pourrait-on définir la « vie » ? Par ailleurs, qu’est-ce que c’est la « victime » ?

Conclusion

On retourne au point originel, une fois que l’on dit « la protection de la nature », on indique éventuellement déjà la position de l’homme qui est supérieur que les autres êtres vivants ? L’homme a toujours les moyens pour intervenir dans la vie ou l’environnement des autres êtres vivants ? De nos jours, on ne pourrait peut-être pas encore voir ce qui est la vraie « victime », néanmoins, comment pourrait-on faire pour garder l’équilibre entre le développe de la vie humaine et l’environnement naturel ? Comment respecter les autres êtres vivants, ainsi que notre planète ?

La  » Ville Fantôme « 

En Afrique noire, la sculpture traditionnelle a souvent joué un rôle de cohésion sociale en incarnant un pouvoir, un absolu. Depuis une vingtaine d’années des artistes africains fortement individualistes défendent la liberté de la création et à travers elle l’expression de leur personnalité. Le Congolais Bodys Isek Kingelez, est l’une des figures emblématiques de la sculpture africaine contemporaine.

 » L’Art est un haut savoir, un vecteur de renouveau individuel qui participe de l’avenir meilleur du collectif « 

Lire la suite

L’urbanisme, utopies et réalités

L’urbanisme n’est pas dû au hasard. Des architectes, des anthropologues ont longuement travaillé à aménager l’espace urbain.

L'urbanisme, utopies et réalités

Dans son livre « L’urbanisme, utopie et réalités », Françoise Choay énonce les différents modèles qui ont conduit à créer l’urbanisme que nous connaissons aujourd’hui.

Un modèle en particulier se distingue des autres : la Technotopia. Un modèle apparu après la guerre qui remet en question les principes de l’urbanisme et se place hors du temps.

Lire la suite