Petite philosophie du design – Vilem Flusser

Couverture de l'essai "Petite philosophie du design" de Vilem Flusser

Mon choix s’est porté sur la “Petite philosophie du design”, essai du philosophe tchèque, Vilem Flusser, traduit de l’allemand par Claude Maillard, aux éditions Circe.

Cet essai se compose de plusieurs textes courts, ce qui le rend facile et agréable a lire.

Celui qui a aussi écrit, “Pour une philosophie de la photographie » en 1983, défend la these selon laquelle, “notre avenir sera affaire de design »…

Né à Prague en 1920, l’auteur émigre de son pays natal en 1940 et s’établit à Sao Paolo, où il enseigne notamment la philosophie des sciences puis devient, en 1963, professeur de philosophie de la communication et des médias. Il a passé la fin de sa vie entre la France et l’Allemagne et décède dans un accident de voiture alors qu’il se rendait à une conférence à Prague en 1991. Lire la suite

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l’art et le numérique: les cahiers du numérique sous la direction de Jean Pierre Balpe

les cahiers du numérique : un livre présenté sous forme d’article

comité de rédaction :

Jean Pierre Balpe, (université Paris 8) – Pierre Ravot ( Australie) – Henry Samier  (université d’Angers)  et Victor Sandoval ( école centrale de Paris)

liste des auteurs:

Jean Pierre Balpe- Pierre Bongiovanni- Philippe Avenier- Alain Maulny- Janique Laudouar- Jean Baptiste de Vathaire- Jean Clément- Jean Louis Weissberg- Cécile Kerjan- Xavier Perrot – Anne Sarah Le Meur – Anne Gaelle- Martine Bour- Mark Reaney- Jacopo Baboni Schilingi- Armando Menicacci

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Les panneaux publicitaires ont toujours raison.

« Design & Crime » Hal Foster, éditions les prairies ordinaires.

 

Ce livre est composé de deux parties. Dans la première partie Hal Foster s’emploie à analyser et à définir l’art sous un aspect culturel, mais aussi les connivences entre art, économie, et social. Il aborde l’évolution de nos sociétés comme trame de fond à son analyse en présentant la société du spectacle sous un nouveau jour avec l’apogée des villes globales. Hal Foster observe la montée en puissance du design et l’omniprésence de l’architecture en art. La seconde partie examine la position et le rôle du musée en relation avec l’histoire de l’art. Il aborde également la disparition du statut de « critique d’art » dans nos sociétés. Dans ses écrits Hal Foster tente d’éclairer et de présenter la position de l’art, de la culture, mais aussi du critique aujourd’hui.

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Le jeu vidéo : du régressif à un médium artistique ?

« Oeuvre audiovisuelle interactive et ludique dont le contenu est programmé et diffusé sur un support de stockage qui en permet l’affichage sur un écran, où le joueur contrôle l’action qui s’y déroule, à l’aide d’un périphérique de jeu, dans un but de divertissement ou de compétition. »

Le jeu vidéo évoque plaisir, détente,  enfance et surement pas le « sérieux » de l’art. Mais le jeu n’est plus fait uniquement pour la distraction des enfants. Le jeu vidéo est un réel phénomène de société qui touche toutes les tranches d’âges allant de l’ados geek au sénior qui veut entrainer sa mémoire. Le jeu vidéo fait désormais partie de la culture populaire.

Pour certains le jeu vidéo est un art à part entière. Or, à première vue art et jeu vidéo semblent deux domaines complètement différents. D’une part, car l’art semble devoir être quelque chose de sérieux qui ne laisse pas de place à l’oisiveté. D’autre part, l’aspect populaire pose problème. En effet, on a tendance à classer les choses populaires comme quelque chose de négatif ou du moins comme quelque chose qui a moins de valeurs. Lire la suite

L’idiotie

Image

L’idiotie de Jean-Yves Jouannais est un livre rassemblant  tout ce qui touche à l’idiotie dans l’art.

Définition de l’idiotie :

Selon Jouannais, l’idiotie concerne  la modernité en art, « cette tradition de la rupture au sein de laquelle la stratégie du nouveau s’avère nécessaire et suffisante »

L’idiotie n’est pas la stupidité ni un manque d’intelligence, mais la singularité. Clément Rosset, dans son essai « Le Réel, traité de l’idiotie » nous explique l’étymologie du mot : « Idiôtès, idiot, signifie simple, particulier, unique (…). Toute chose, toute personne sont ainsi idiotes dès lors qu’elles n’existent qu’en elles-mêmes. » (1)

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L’Homme invisible

ImageAtget ou la mélancolie dans la photo  d’Alain Buisine, éditions Jacqueline Chambon, 1994.

Alain Buisine  auteur du livre, nous montre sa vision sur le travail d’Atget, c’est avec une vision assez subjective que Buisine, à travers de nombreux chapitres, nous montre la démarche de l’artiste. Elle questionne l’attirance qu’Atget a envers la mélancolie selon les raisons historiques, philosophiques, analytiques, ainsi que sur les conséquences esthétiques de l’époque. Une impression qui revient dans toutes les photos de l’artiste.

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Esthétique relationnelle / N.Bourriaud

Esthétique relationnelle, Nicolas Bourriaud, Les presses du réel, Dijon, 1998.

                        Le concept d’esthétique relationnelle a été créé par Nicolas Bourriaud en 1995 dans la revue Documents sur l’Art, dont il est le co-fondateur. Ce recueil d’essais rassemble différents écrits, déjà publiés dans Documents sur l’Art et dans des catalogues d’expositions, tous retravaillés pour cet ouvrage qui comporte aussi un glossaire. Avec ce recueil, il concrétise en 1998 un manifeste de l’esthétique relationnelle. Nicolas Bourriaud est par ailleurs commissaire d’exposition et critique d’art. Il énonce les notions importantes dans l’approche de cet art, en s’appuyant sur des exemples précis d’œuvres, particulièrement celles de Felix Gonzalez-Torres qui, bien qu’appartenant à la génération précédente à celle des artistes décrits, incarne cette nouvelle esthétique.

Liam Gillick, Dominique Gonzalez-Foerster, Pierre Huyghe, Philippe Parreno, Rirkrit Tiravanija et bien d’autres font partie de cette génération d’artiste des années 90 auquel Bourriaud s’intéresse. Lire la suite