Du Light Painting pour visualiser les ondes Wi-Fi. IMMATERIALS

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Chaque jour, chacun d’entre nous est confronté à des multitudes d’ondes, radios ou wi-fi, sans même s’en apercevoir. Et si la photographie pouvait nous aider à visualiser ces ondes et nous faire prendre conscience de leur présence au quotidien ?

Le mois de décembre à Oslo est sombre, c’est un mois idéal pour le light painting. Pendant quelques semaines de marche, de mesure et de photographies, Timo Arnall, Jorn Knutsen et Einar Sneve Martinussen, ont visualisé un certain nombre de réseaux à Oslo. Les visualisations illustrent le terrain invisible des réseaux WiFi dans les environnements urbains. Ils ont résumé ce phénomène comme « Immatériel ».

Avec une barre de 4 mètres de long sur laquelle ils ont soudé 80 LEDs et un système de détection du RSSI (Received Signal Strength Indication) d’un réseau WiFi, les artistes peuvent illuminer un certain nombre de LEDs en fonction de l’intensité du signal et créer une représentation visuelle du réseau WiFi pour un lieu donné. 

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La tige de mesure est inspirée par les moyens que les géomètres-experts utilisent pour cartographier et décrire le paysage physique.

La radio et la communication sans fil sont des éléments fondamentaux de la construction des villes en réseau. Elles représentent un «terrain électromagnétique» qui est à la fois complexe et invisible, et dont leur présence est seulement suggérée par la présence d’antennes.

Immaterials: Light painting WiFi from Timo on Vimeo.

Ces peintures lumineuses montrent que les réseaux WiFi locaux, informels et fragmentés constituent une infrastructure urbaine très évoluée, en grande partie inaccessible et qui est principalement créée par ses utilisateurs. Les visualisations montrent le WiFi comme une partie du paysage urbain, et révèlent comment les espaces urbains peuvent être utilisés.

La visualisation des réseaux WIFI  illustre la manière invisible, immatérielle, intangible dont les technologies nous entourent et participent du discours de la ville.

Le lien pour accéder aux autres photos du projet :

https://www.flickr.com/photos/timo/sets/72157626020532597

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Article rédigé par Tatiana Krasilnikova

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Bioart : transformations du vivant

Bioart : transformations du vivant« Bioart : transformations du vivant » est un ouvrage collectif qui rassemble des écrits divers autour du sujet sur les biotechnologies, le bioart et les biosystèmes artificiels. Il s’agit des problématiques et des pratiques comme la culture de tissu humain, la manipulation génétique, le traitement de l’image et les codes ADN.

Grâce à la progression des nouvelles technologies, on obtient plus de possibilités pour explorer ce monde, la relation entre l’humain, les autres êtres vivants et l’environnement. Le XXIe siècle, c’est une époque où on rencontre plein de problèmes environnementaux, comme la disparition des espèces s’accélère, le réchauffement climatique et la pollution répandue dans l’écosystème…etc. L’homme développe les cités, l’économie et les technologies pour améliorer la vie, pourtant, ces dernières années, on trouve que la planète nous répond de plus en plus de catastrophes naturelles. Quand on développe ou exploite les cités, y a t-il des solutions pour obtenir l’équilibre de l’écologie ? L’homme a-t-il toujours le pouvoir pour contrôler l’environnement ? Le développe de la technologie est-il toujours le point négatif pour la nature ?

Par ces questions dessus, je vous présente ainsi des études intéressantes au sein de cet livre, comme les articles « Quelques cultures de bioart sous le microscope », « La conscience écologique par la recherche biologique en art » et « Ani-mots dans l’art biotech’ : Déconstruire l’anthropocentrisme ».

« Infogène » et « gène de l’artiste »

Grâce à la progression des techniques sur la biologie, les biologistes et les artistes possèdent ainsi des techniques à intégrer des informations dans les gènes ou modifier l’ordre des gènes pour créer la nouvelle forme de la vie. Face aux développements de la biotechnologie, on perçoit aussi souvent des sentiments d’incrédulité et d’appréhension. Dans l’article « Quelques cultures de bioart sous le microscope » (p. 1-13), Ernestine DAUBNER prend deux œuvres « Microvenus » et « Genesis » pour exemple, à travers ces œuvres, on voit ainsi comment l’homme intervient la nature de la vie.

MicrovenusEn 1986, Joe Davis a créé une œuvre bioart pionnière « Microvenus ». L’idée principale de cette œuvre est la création d’une nouvelle séquence d’ADN. Il a traduit des codes culturels (l’icône visuelle sur la forme comme « Y », des organes génitaux qui représente Vénus) en le code numérique binaire, ensuite, il l’a transformé en le code binaire génétique pour créer la nouvelle séquence d’ADN. Dans cette nouvelle séquence d’ADN, elle contenait le code de Vénus et a été implantée dans la bactérie E. coli. Par la suite, la molécule synthétique s’est multipliée à des milliards d’exemplaires, chacun portant une instance distincte de l’icône Microvenus. Il a appelé que cela est un « infogène », c’est à dire que « un gène dont le sens doit être traduit par le mécanisme des êtres humains et non en protéines, par le mécanisme des cellules ». Joe Davis a démontré que c’était un projet qui cherchait la façon illustrée, comment l’ADN pourrait contenir des informations culturelles et des sens non biologique. C’est un projet qui a été composé des codes culturels, des codes binaires numériques et des paires de bases d’ADN, et mis en lien entre la génétique et les technologies de l’information.

En 1999, Eduardo Kac a exposé l’installation « Genesis », c’est aussi un projet qui était basée sue le même principe. Il a affirmé que «Genesis est une œuvre d’art transgénique qui explore les relations complexes entre la biologie, les systèmes de croyances, les technologies de l’information, les interactions dialogiques, l’éthique et l’Internet ». Par rapport au « infogène », Eduardo Kac a appellé que cette fusion des codes culturels, biologiques et numériques était le « gène de l’artiste ». « Genesis » est une œuvre qui a été intégrée une phrase traduite de la Genèse (1: 26) : « [Que l’homme] domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. ». Dans l’exposition, cette phrase a aussi été projetée sur le mur de la galerie. Dans ce projet, cette phrase a été traduite en code Morse (les points et les traits). Ce code sert ainsi de modèle binaire qui est ensuite converti dans l’alphabet génétique des paires de bases ACGT, les points sont remplacés par la base génétique cytosine C, les tirets par la thymine T et ainsi de suite.

Genesis

À travers des artistes comme Joe Davis et Eduardo Kac, ils nous donnent d’autres perspectives pour envisager « la vie » ou « les matériaux de la vie », comment la base de vie qui porterait des informations ou la culture humaine. En biologie, l’évolution est la transformation des espèces vivantes qui se manifeste par des changements de leurs caractères génétiques au cours des générations, c’est un processus naturel, les espèces qui sont nés ou conçus pour s’adapter à leurs environnements. Néanmoins, par ces exemples, les artistes nous montrent une forme de la vie artificielle. Grâce à la technologie, l’humain arrive à intervenir dans la création de la vie. La modification de la forme de la vie, d’une part, on pourrait en profiter à aider aux malades ou à réparer des corps invalides. D’autre part, on produirait peut-être des catastrophes pour nous menacer, comme les doutes sur l’aliment génétiquement modifié. L’homme a-t-il le pouvoir à changer ou modifier les règles sur la création de la vie ?

La pollution ?

Ces dernières années, il y a de plus en plus d’espèces qui sont disparus, de plus, la vitesse de disparition est également de plus en plus rapide. On trouve aussi beaucoup de changements anormaux autour de notre environnement. Comme la difformité des pattes des amphibiens en Amérique du Nord, ce problème venait sans doute de la pollution. Par conséquent, on considère habituellement les phénomènes étranges de la nature comme la conséquence de la pollution. Néanmoins, dans l’article « La conscience écologique par la recherche biologique en art », Brandon BALLENGÉE nous présente les études sur les difformités des amphibiens à Minnesota, ce genre de problème est toujours le crime de l’homme ?

grenouilles difformes

En 1995, un groupe d’élèves du Minnesota a trouvé plusieurs grenouilles difformes, quelques-uns avaient les pattes postérieures déformées, d’autres en étaient totalement dépourvus. Cette anomalie remarquable des animaux a attiré tout de suite beaucoup d’attentions, leur enseignant a contacté l’Agence de contrôle de la pollution du Minnesota, la couverture médiatique a présenté que la cause de ces difformités serait un polluant chimique inconnu.

têtard blessé nymphes de libellule et têtard blessé

Peu après, des organismes concernés et les chercheurs ont enquêté sur les grenouilles difformes. Ensuite, plusieurs hypothèses ont été lancées, comme la pollution chimique, les rayons UV-B, les parasites et la prédation, ainsi que les diverses combinaisons possibles de ces causes. Certains chercheurs ont pensé que ces malformations des grenouilles sauvages étaient intrinsèques (comme les anomalies congénitales) et provoquées directement par les polluants chimiques ou les rayons UV-B. Pourtant, d’autres chercheurs nous ont montré des éléments probants des études, les jeunes grenouilles sauvages avaient été blessé à l’état de têtard par des parasites et des prédateurs, voire par le cannibalisme d’autres têtards. À l’été 2008, la première publication de preuves expérimentales convaincantes a été publiée, les membres manquants des amphibiens difformes pourraient être provoqués par les nymphes de libellule.

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D’après ces études des malformations des grenouilles, une série de photographies numériques et la série sculpturale Styx ont été exposées. Les photographies étaient numérisées à haute résolution, et créées en modifiant chimiquement les spécimens anormaux par le procédé claire et coloré. Dans l’exposition, la taille d’image des spécimens était approximativement un enfant pour provoquer l’empathie du spectateur.

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styx-02À travers ces études, elles nous rappellent à la planète qui est assez complexe. Bien entendu, l’homme produit déjà trop de problèmes de la pollution, mais, des anomalies de la nature viennent peut-être de la compétition des espèces. Des phénomènes anormaux sur l’environnement, serait-il éventuellement possible d’une partie de l’évolution biologique ?

« Semi-vivants »

Disembodied Cuisine-01Quand on parle de la protection de la nature, il ne faudrait pas oublier la position de l’homme et des autres êtres vivants. Jens HAUSER a fait un exemple d’une installation performative « Disembodied Cuisine » sur le « semi-vivant » dans son écrit « Ani-mots dans l’art biotech’ : Déconstruire l’anthropocentrisme ».

Disembodied Cuisine-02La sculpture de «semi-vivantes» est une forme de vie artificielle qui est créée dans le laboratoire, elle est très fragile, incapable de se subvenir à elle-même, elle ne peut qu’être exposée dans le laboratoire de culture tissulaire. L’installation « Disembodied Cuisine » était un projet collectif des artistes australien « Tissue Culture and Art Project ». Dans l’exposition, des visiteurs étaient volontaires pour participer à ce projet dans l’espace de travail – mi-cuisine, mi-laboratoire – installé sous une bâche plastique étanche. Des grenouilles étaient mises au milieu de petites figurines de Vénus dans les deux aquariums à deux côtés de la table à manger. Les visiteurs ont dégusté le steak de grenouille qui était produit dans le laboratoire. C’était une viande « sans victime », les artistes utilisaient la culture tissulaire, les cellules de muscle squelettique de grenouille étaient cultivées sur un support de polymère biodégradable pour une consommation alimentaire.

Disembodied Cuisine-03Étant donné qu’il n’y a pas eu de « victime » dans cette exposition, pourrait-on dire que ce serait une solution pour « sauver » les animaux (ou les autres êtres vivants)? Le semi-vivant est né d’une partie du corps des êtres vivants, même s’il n’est pas une forme de vie complète, mais, ce serait aussi « vivant » ? Comment pourrait-on définir la « vie » ? Par ailleurs, qu’est-ce que c’est la « victime » ?

Conclusion

On retourne au point originel, une fois que l’on dit « la protection de la nature », on indique éventuellement déjà la position de l’homme qui est supérieur que les autres êtres vivants ? L’homme a toujours les moyens pour intervenir dans la vie ou l’environnement des autres êtres vivants ? De nos jours, on ne pourrait peut-être pas encore voir ce qui est la vraie « victime », néanmoins, comment pourrait-on faire pour garder l’équilibre entre le développe de la vie humaine et l’environnement naturel ? Comment respecter les autres êtres vivants, ainsi que notre planète ?

Deux études sur les Distorsions d’André Kertész

André Kertész, photographe, naît en Hongrie en 1894, il est naturalisé américain après s’être installé à New-York. Son œuvre est d’abord un témoignage de la Grande Guerre avec des photographies réalisées lorsqu’il sert dans l’armée Austro-Hongroise. Puis ayant décidé de devenir photographe, ses tirages prennent la forme de portraits ou de reportages.

 

Capture d’écran 2014-04-01 à 14.50.46Les deux études de Frédéric Lambert (sémiologue) et Jean-Pierre Esquenazi (universitaire) se concentrent sur sa série des Distorsions. Il s’agit d’une production de photographies de nus féminins distordus. Deux modèles nus (Nadia Kasine et Najinskaya Verackhatz) sont photographiés avec leurs reflets pris à travers une combinaison de miroirs de fêtes foraines, aux ondulations concaves et convexes, provoquant la distorsion.

L’approche des deux auteurs, en ce qui concerne les Distorsions, diffère.

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« Traces photographiques, traces autobiographiques » Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray

Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray, Traces photographiques, traces autobiographiques. Saint-Etienne, Publications de l’Université de Saint-Etienne (Jean Monnet),

Le présent ouvrage à été rédigé à la suite d’un colloque organisé à Amiens en 2003 durant lequel étaient présents nombreux artistes et auteurs sur la photographie. Ce livre qui laisse une trace écrite de ce colloque est composé exactement de la même manière que l’événement, à savoir que chacun des quatre chapitres :« la trace », « image et mise en récit », « photographies et vies intimes », « photographie et écriture autobiographique », reprend les différents actes du colloque.

Cliquez sur le lien pour avoir le programme complet du colloque!

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« La conquête de l’infini est dans la verticale »

Aby Warburg est né le 13 juin 1866 en Allemagne. Enfant d’une riche famille de banquiers juifs, il entre à l’Université de Bonn en 1866 pour y étudier l’art.
Il y consacrera sa vie.
Mort le 26 octobre 1929 à l’age de 63 ans, Aby Warburg sera connu à titre posthume comme un historien de l’Art (il se définira lui même comme historien des images et non pas de l’Art), précurseur de l’iconologie (étude des images dans une perspective sociale et historique en s’interrogeant sur les conditions de productions des dites images ainsi que le messages qu’elles véhiculent.).

Aby Warburg - 1900

Aby Warburg – 1900

En 1900, suite à un accord passé avec son frère Max, Aby Warburg entreprend l’acquisition de livres qui constitueront sa future bibliothèque (Kulturwissenschaftliche Bibliothek Warburg, abrégée KBW).
D’une nature psychique fragile, il effectuera de nombreux séjours dans des cliniques neurologiques, pour finir diagnostiqué schizophrène et maniaco-dépressif par le psychiatre Ludwig Binswanger, exerçant au sanatorium de Kreuzlingen (Suisse).
Il quittera le sanatorium en 1924, considéré comme guéri et retrouvera sa bibliothèque dont l’historien d’Art Fritz Saxl avait la gestion durant son absence.

De 1925 à 1926, la KBW sera construite à coté de la maison familiale : Warburg y donnera des séminaires, dans la salle de lecture jusqu’en 1929.

C’est en 1926 qu’on peut dater le début du plus vaste projet de Warburg : Mnémosyne. La mort brutale de l’historien interrompra le projet. Pour finir, la pression et la menace qu’exercera la montée du nazisme en Allemagne feront déménager la KBW (bibliothèque, photothèque et archives) à Londres où elle demeure toujours.
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La photographie d’identité dans tous ses états!

Le XXème siècle marque le temps de l’industrie de la photo d’identité, mais surtout de ses détournements artistiques.

Avant d’aller plus loin il me semble important de re situer le contexte historique de la naissance de la photographie d’identité. C’est a Alphonse Bertillon que l’on doit son apparition, avec les codes strictes que l’on connait de nos jours. Il est recruté sur les recommandations de son père par la Préfecture de Police de Paris pour établir les fiches signalétiques de malfaiteurs. Constatant inefficacité du système de classement de l’époque, il met au point une nouvelle méthode. En effet il décide d’ajouter de manière systématique pour les nouvelles fiches une image photographique codifiée, autrement appelée photographie d’identité.

Fiche Judiciaire, Alphonse Bertillon

« Le « bertillonnage » repose sur la réalisation systématique de fiches signalétiques individuelles, de format 14, 6 x 15 cm. Chaque fiche comprend au recto une double photographie de face et de profil, les observations anthropométriques, les renseignements chromatiques et les renseignements descriptifs. » C’est ainsi qu’est apparue le style de photographie que tout le monde a du faire au moins une fois dans sa vie, pour des fins administratives, juridiques ou encore ludiques; la photographie d’identité.

« Photographiez-vous vous-même ! Huit photos en huit minutes », c’est ce que nous  proposent les toutes premières machines de photographies automatiques et en libre-service, autrement appelées photomaton, entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle. C’est ainsi un long cheminement qui a déplacé petit a petit la photographie de portrait vers une photo d’identité industrielle et accessible à tous.  Le photomaton, ce n’est pas seulement un procédé de prise de vue, c’est aussi une représentation, un portrait, une identité. Zone intermédiaire entre espace public et espace privé, a demi ouvert, a demi clos, elle est le lieu idéal de l’introspection, celui dans lequel seul, on se retrouve nez à nez avec nous même et notre propre identité. En guise de rideau, il s’agit là d’un morceau de tissu, souvent bleu, parfois rouge, qui arrive à mi-hauteur d’une cabine destinée, normalement, à fabriquer des autoportraits. A demi caché, a demi ouvert sur l’espace public, ce rideau masque l’identité ou plus exactement le visage de la personne, il la rend anonyme a la vue du public. Lire la suite

 » La goutte d’or  » de Michel Tournier

La goutte d'orDans son roman « la goutte d’or » paru en 1985, Michel Tournier nous fait partager le voyage initiatique d’Idriss, jeune berger berbère, depuis son oasis natal jusqu’à Paris. Ce roman, en plus de nous raconter une expérience de vie, interroge sur la relation à l’image que peut avoir un jeune homme né dans le désert et n’ayant jamais été entouré par elles comme le sont les jeunes venus de pays riches. Ce jeune héros, tout au long de son périple, va faire plusieurs expériences de l’image et de notre société.
L’auteur nous permet alors de nous interroger sur les effets des images modernes, sur les notions de réalité et de représentation.
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