« Système DIY, Faire soi-même à l’ère du 2.0 » par Étienne Delprat

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Tout d’abord, pour comprendre le sujet, il faut déjà savoir de quoi on parle… Il faut donc nous demander : mais qu’est-ce que le Do It Yourself ?

Le DIY (« daille » ou « di-aille-ouaille » pour nos amis anglophones) est une appellation qui signifie littéralement « Faites-le vous-même » en anglais. Elle regroupe la plupart des activités visant à créer, par soi-même, des objets quotidiens, informatiques ou bien artistiques. On associe également à cette philosophie les activités permettant à chacun d’être acteur et pas seulement  consommateur. Par exemple les Fablabs, des ateliers mettant en commun des ressources et des gens autour d’un objectif ; ou bien les différentes manières de faire du recyclage. Ainsi, la création artisanale est une part importante du DIY en permettant à chacun de prendre en main les ressources disponible en se passant des systèmes de consommation classiques.

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« Traces photographiques, traces autobiographiques » Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray

Danièle Méaux et Jean-Bernard Vray, Traces photographiques, traces autobiographiques. Saint-Etienne, Publications de l’Université de Saint-Etienne (Jean Monnet),

Le présent ouvrage à été rédigé à la suite d’un colloque organisé à Amiens en 2003 durant lequel étaient présents nombreux artistes et auteurs sur la photographie. Ce livre qui laisse une trace écrite de ce colloque est composé exactement de la même manière que l’événement, à savoir que chacun des quatre chapitres :« la trace », « image et mise en récit », « photographies et vies intimes », « photographie et écriture autobiographique », reprend les différents actes du colloque.

Cliquez sur le lien pour avoir le programme complet du colloque!

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« La conquête de l’infini est dans la verticale »

Aby Warburg est né le 13 juin 1866 en Allemagne. Enfant d’une riche famille de banquiers juifs, il entre à l’Université de Bonn en 1866 pour y étudier l’art.
Il y consacrera sa vie.
Mort le 26 octobre 1929 à l’age de 63 ans, Aby Warburg sera connu à titre posthume comme un historien de l’Art (il se définira lui même comme historien des images et non pas de l’Art), précurseur de l’iconologie (étude des images dans une perspective sociale et historique en s’interrogeant sur les conditions de productions des dites images ainsi que le messages qu’elles véhiculent.).

Aby Warburg - 1900

Aby Warburg – 1900

En 1900, suite à un accord passé avec son frère Max, Aby Warburg entreprend l’acquisition de livres qui constitueront sa future bibliothèque (Kulturwissenschaftliche Bibliothek Warburg, abrégée KBW).
D’une nature psychique fragile, il effectuera de nombreux séjours dans des cliniques neurologiques, pour finir diagnostiqué schizophrène et maniaco-dépressif par le psychiatre Ludwig Binswanger, exerçant au sanatorium de Kreuzlingen (Suisse).
Il quittera le sanatorium en 1924, considéré comme guéri et retrouvera sa bibliothèque dont l’historien d’Art Fritz Saxl avait la gestion durant son absence.

De 1925 à 1926, la KBW sera construite à coté de la maison familiale : Warburg y donnera des séminaires, dans la salle de lecture jusqu’en 1929.

C’est en 1926 qu’on peut dater le début du plus vaste projet de Warburg : Mnémosyne. La mort brutale de l’historien interrompra le projet. Pour finir, la pression et la menace qu’exercera la montée du nazisme en Allemagne feront déménager la KBW (bibliothèque, photothèque et archives) à Londres où elle demeure toujours.
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LA VIE SUR TERRE : Réflexions sur le peu d’avenir que contient le temps où nous sommes.

Cet essai de BaudouImagein De Bodinat publié en 1996 aux Editions de l’Encyclopédie des nuisances est un constat engagé mêlant poésie et philosophie pour décrire notre époque post-moderne où tout ne serai plus que flux et indifférence.

Alors que nous somme au terme d’un énième compte à rebours de prophétie apocalyptique à quelque jours du 21 Décembre 2012, ce livre dénote car il nous propose de penser en partant de ce postulat :et si la fin du monde avait déjà eu lieu ? Lire la suite

PROPAGANDA : un livre qu’il est bon d’avoir lu à l’heure où la fabrication de l’opinion opère sa mutation numérique …

PROPAGANDA ( 1928 ) Edward Bernays dans sa réédition française paru en 2007 et préfacé par Normand Baillargeon

J’ai choisi de présenter dans cet article un texte de référence du vingtième siècle, souvent méconnu alors qu’il y est fait référence plus ou moins directement dans toutes les théories des médias, en science humaines et sociales et bien au-delà.

Il est important de le lire directement et non seulement ses commentaires, en effet un sujet tel que la thèse défendue dans ces lignes ne peut que produire une réponse partisane ou de rejet. Moi même n’échappant pas à la règle j’ai du me faire violence plusieurs fois pour considérer les arguments de l’auteur et tenter même parfois de me faire l’avocat de celui que beaucoup ont présenté comme une sorte de génie du mal du vingtième siècle. La relation qu’a ce livre avec les médias et la collecte de données numériques ne vous apparaît peut-être pas clairement à l’instant, mais sachez que beaucoup de vos croyances, de vos préjugés et le monde dans sa globalité découle d’actions entreprises en suivant les préceptes soutenu dans ce livre. Du moins c’est ce que l’auteur et ses disciples ou détracteurs affirment. Et ils s’appliquent encore de nos jours, voir même s’améliorent chaque jours avec les possibilités offertes par l’ordinateur et internet par les capacités démultipliés de gestion, diffusion et la collecte d’informations.

Si vous vous demandez aussi quel est le lien entre la psychanalyse, la première guerre mondiale, la publicité, la politique, la dernière tendance à la mode et des cubes de savon lisez ce livre. Lire la suite

Manifestes du Surréalisme

Préface des Manifestes du surréalisme de André Breton, édition Flammarion, 1973

Le Rêve. Une notion assez complexe en soi. Pourquoi, demanderez-vous ? Et bien, parce qu’il est autant difficile de rentrer dans le rêve au sens général, que d’interpréter ses propres rêves. Pourtant, il y a quelque chose de singulier dans le rêve, quelque chose indiquant que personne à part soi-même ne peut vivre son rêve, voire le déchiffrer. Aussi, quand on parle de l’expérience du rêve, c’est-à-dire de l’expérience onirique, on comprend qu’il s’agisse d’un monde où l’impossible n’est absolument pas envisageable, où la liberté, totale, complète, est à porté de doigts, où les interdits ne sont plus, où, tout simplement, le monde nous est offert, modulable à notre guise. C’est donc à travers cette perspective que sera orientée cette étude, essentiellement autour des Manifestes du surréalisme rédigés entre 1924 et 1930, par le chef de fil de ce mouvement, André Breton. Se faisant, il convient, afin de mieux comprendre le contexte dans lequel sont nés ces manifestes, de ce poser certaines questions. Pourquoi ont-ils été rédigé ? Quels étaient leurs objectifs ? Que préconisaient-ils ? Comment l’auteur voulait-il les positionner par rapport à la société et au contexte de l’époque ? Lire la suite

Manifeste pour une esthétique de la communication, Fred Forest, 1983

L’esthétique de la communication, c’est aujourd’hui, ce qui fonde l’œuvre, ce n’est plus l’objet de sa représentation ni ses codes de représentation, mais le moyen par lequel on la perçoit qui devient le sujet de l’intérêt de notre sensibilité.
Cet art tient compte de l’environnement dans lequel il prend naissance. Il agit sur l’interaction et la communication entre les individus, les groupes d’individus et la communication. « Il faut souligner ici que ce qui constitue une nouveauté c’est le déplacement même du champ d’action de la pratique artistique. » On n’est plus dans la représentation mais dans la communication. L’artiste déplace donc sa production vers d’autres champs, en passant par les mass-média, journaux, radios, tv, téléphones, etc.… Lire la suite